Des livres, du thé et des snacks – Books, teas and snacks

[English version below]

J’ai découvert il y a quelques temps la box « tea and book club » de Quaintly &Co. Un livre, du thé et des snacks envoyés de Grande-Bretagne tous les mois, il fallait que j’essaie. Je me suis offert la boite de noël et je ne suis pas déçue ! J’ai l’impression d’avoir eu un aperçu de noël. (Q&Co propose aussi une boîte avec des produits variés et un thème différent chaque mois. Celui de décembre est l’Écosse.)

Le livre est une romance, « An island Christmas » de Jenny Colgan (qui a écrit la série de la petite boulangerie), et avec il y avait une boîte de 20 sachets de rooibos épicé d’hiver (spiced winter rooibos) de la marque Westcountry Tea co ; deux sachets de chaque de Earl Grey, thé vert et English Breakfast de la marque Charbrew organic ; deux sachets de deux biscuits viennese whirls de Border et un sachet de deux biscuits butterscotch crunch de Border aussi.
Je ne suis pas toujours fan de romance, disons que j’ai des périodes avec et d’autre sans, mais je suis curieuse de le lire.

J’ai fait quelques recherches pour voir ce qui existe d’autre dans le genre, ou approchant, en français et en anglais.
Continuez la lecture


Handicap et productivité

L’autisme est un handicap.

Je venais de dire à mon amoureux « dans 4 ans j’aurais 40 et je n’ai rien fait de ma vie » quand je suis tombée sur la publication de N. T. sur Instagram qui mentionnait justement la productivité, puis sur celui de N. L. qui, je pense, y répondait en apportant une précision importante.
(Je ne leur ai pas demandé si je pouvais  partager leurs publications ici donc je ne mets pas leurs noms.)

N. T. rappelait, entre autre, que notre valeur n’est pas définie par notre productivité, qui est une construction et une attente sociétale.

En effet, les personnes handicapées et malades chroniques ne peuvent souvent pas atteindre une productivité-type qu’atteignent la majorité des gens. Certaines (je ne connais pas la proportion) ne peuvent pas produire du tout.
Le monde du travail est inaccessible pour beaucoup d’entre nous, ou difficilement accessible, et nous ne pouvons pas forcément nous investir dans des activités bénévoles, donc nous ne produisons pas de richesses ni n’utilisons notre temps d’une manière socialement acceptable.
C’est très difficile de ne pas intégrer ces attentes et de s’en défaire, et le rappel que cette non-productivité ne définit pas notre valeur en tant qu’être humain est très important.

N. L. apportait une précision qui m’a beaucoup parlé. Nous pouvons aussi avoir envie de produire, et ressentir de la frustration quand nous n’y arrivons pas ou pas autant et comme nous le souhaiterions. Nous avons le droit de nous sentir frustré-e-s et déçu-e-s face à nos limites, et se sentir productif-ve peut faire partie du sentiment d’être soi-même.
Continuez la lecture


Plaidoyer pour le douillet

Je voudrais préciser que je suis bien consciente que ma situation privilégiée me permet de réfléchir à, et vivre, ce genre d’idées / concepts / modes de vie. Je sais bien que beaucoup n’ont ni ce luxe ni cette possibilité et j’en suis désolée.

Actuellement, quand on pense au froid et à des idées pour y faire face on pense souvent au « hygge », et c’est vrai que cet aperçu de la culture danoise est très à la mode depuis quelques années.
On l’associe facilement à un certain type de décoration intérieure et à des soirées entre ami-e-s, notamment sur les réseaux sociaux, mais c’est une véritable philosophie de vie qui a une place importante dans la culture et la vie danoise. (Vous trouverez des liens en fin d’article.)

Avant ça, je connaissais le terme anglais « cosy » qu’on associe aux après-midi passés installé-e-s dans un grand fauteuil confortable, sous un plaid, avec un bon livre et une tasse de thé. Si on est près d’une fenêtre et qu’il pleut, le tableau est parfait. Ou du moins, dans l’imaginaire.
Continuez la lecture


Se préparer à l’hiver, noël etc.

J’ai eu énormément de mal à avoir de l’inspiration pour cette semaine.
J’ai envisagé écrire sur les limites d’un point de vue plus spirituel, mais finalement je n’étais plus vraiment motivée (si vous voulez quand-même me lire en parler, dîtes-le moi).

Dimanche soir, j’ai lu un article sur le site du Guardian – un journal anglais que j’aime beaucoup – qui parlait des publicités de noël. Les marques font une sorte de compétition et ça donne des vidéos soit amusantes, soit émotionnelles / inspirantes. « And they’re off … £6.8bn Christmas ad spree gets under way »
Je vous recommande celles de Marks and Spencer, Walkers, Argos et Asda

En discutant de ça avec mon amoureux, je me suis aperçue que mon problème n’est pas seulement avec noël, mais aussi avec ce qui vient après.
Continuez la lecture


À propos des limites, celles envers les autres et celles pour nous

J’ai eu beaucoup de mal à écrire cet article. Je le finis le 4 novembre, le jour du Boundaries Day*, dont je parle dans l’article précédent. Les publications que j’ai pu lire à cette occasion m’amènent à me poser beaucoup de questions, donc cet article risque de sembler un peu brouillon et je m’en excuse. C’est un sujet qui demande, pour moi en tout cas, de l’observation et de la réflexion.

La dernière fois que j’ai vu ma psychologue, on a parlé de liberté et de limites. Ça partait de la constatation qu’il y a une part de liberté dans l’écriture – par exemple quand on écrit le premier jet d’une histoire.
La première chose qui me vient quand on parle de liberté, à part le fait que dans le cadre de l’écriture c’est vertigineux, est « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».
Continuez la lecture


Boundaries Day sur Instagram le 4 novembre

Le 4 novembre, il y a sur Instagram une journée dédiée aux limites, proposée par des membres de la communauté (virtuelle) des personnes handicapées et/ou malades chroniques.
L’idée est de partager les limites que chaque personne a, celles qui sont à respecter, en ligne et/ou hors ligne.

Quelques exemples déjà lus sur les réseaux sociaux – pas à l’occasion de cette journée:
Les personnes qui déplacent un fauteuil roulant sans demander à la personne si c’est ok.

Forcer quelqu’un à faire la bise – par exemple au travail « tout le monde la fait, tu casse l’esprit d’équipe ». Quand la personne ne supporte pas les contacts physiques (dans le cas de l’autisme notamment) c’est extrêmement désagréable (violent). (Ça l’est évidemment pour d’autres personnes.)

En ligne, mais valable aussi en direct, ça sera les personnes qui profitent que quelqu’un parle ouvertement de sa maladie ou de son handicap pour lui parler de ses propres traumas, de son vécu, de ce que le cousin de la voisine vit, ou de ce qu’elle estime que la personne devrait faire pour guérir… Évidemment sans se demander ni demander à l’autre si elle est réceptive, si c’est le bon moment, si elle est d’accord. Les personnes qui sont beaucoup lues sont aussi beaucoup sollicitées, et beaucoup noyées par ces demandes et messages.

Malheureusement pour les personnes uniquement francophones, les publications présentant la journée sont en anglais, et je me doute que les autres le seront aussi.
Elles seront regroupées sous #BoundariesDay.
La publication que j’ai lu à ce sujet, sur Instagram, par Nina Tame.
Si vous êtes concerné-e-s, n’hésitez pas à participer, et si vous ne l’êtes pas, lisez et partagez. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les autres et comment mieux vivre ensemble, en se respectant les un-e-s les autres.


Joyeuse Samhain !

Pour les païens c’est (souvent) une date très importante. Pour certain-e-s c’est le début de la saison sombre (jusqu’en mai) ; le début de la nouvelle année ; le moment où le voile entre le monde des vivants / humains et celui des morts / esprits / dieux / fées etc. est le plus fin ; ou tout ça à la fois.
C’est le moment de célébrer les moissons, de se reconnecter à ses ancêtres, de faire de la divination, de se préparer aux mois sombres qui arrivent …
Continuez la lecture


Témoignage d’Alison sur la zone de confort

Voici un deuxième témoignage sur la sortie de notre zone de confort. Merci Alison!

Je suis une maman au foyer de 40 ans.
J’ai toujours su que j’étais différente de la plupart des personnes de mon entourage, déjà à l’école.
Cette année, peu avant mon 40 ème anniversaire j’ai commencé à chercher pourquoi.
J’ai plusieurs pistes devant moi, un Trouble De l’Attention avec ou sans Hyperactivité, j’ai envisagé un Haut Potentiel (pour lequel j’ai passé un test qui ne s’est pas révélé concluant car mes résultats sont trop hétérogènes pour calculer un Quotidien Intellectuel valable), j’ai répondu à des tests Asperger auxquels j’ai eu de gros scores, proches des personnes réellement diagnostiquées Asperger.
Je sais depuis peu que je souffre d’apnées du sommeil, ce qui peut engendrer des problèmes d’attention et de mémoire.

La question de la zone de confort est un gros enjeu pour moi.
On va dire que ma zone de confort se trouve là où j’ai mes habitudes, donc principalement chez moi étant donné que je ne travaille pas.
Et en même temps je me lasse très vite, et j’ai tendance à provoquer des choses qui me font sortir de cette zone de confort.
Je me sens toujours capable d’en sortir et quand je suis dans la situation je perds mes moyens…
Je suis un peu maso sur les bords je dois avouer.
Continuez la lecture


Messages inspirants, neurodivergence et témoignages

Je viens de pré-publié le prochain témoignage sur la zone de confort et je tiens à préciser que nous vivons tou-te-s cette zone de confort à notre manière, c’est pour ça que je suis intéressée par des témoignages différents.

D’une manière générale, je suis partie de l’idée que les messages « inspirants » (motivants) sur les réseaux sociaux ne sont pas forcément adaptés à tout le monde, parce que je trouve que les personnes neuroatypiques / neurodivergentes ne sont pas prises en compte dans ces messages – ni dans le milieu plus général du développement personnel / self-help etc.
C’est mon expérience personnelle et je me doute que je ne suis pas la seule, d’où mon appel à témoignages (il y en aura sûrement d’autres sur d’autres thèmes).

Cependant ça semble biaisé, alors si vous êtes vous-même NA / ND et que vous vous reconnaissez dans ces messages « classiques », n’hésitez pas à me contacter. Je serais très intéressée par un échange avec vous.


Témoignage de Lisa sur la zone de confort

Lisa est la première personne à m’avoir proposé de partager son témoignage sur ce sujet et je l’en remercie. J’aime ces échanges qui me permettent d’approfondir mes réflexions et de m’ouvrir au vécu et ressenti des autres.

Bonjour,

Je m’appelle Lisa, j’ai 39 ans et je suis maman de 2 enfants qui ont 11 et 13 ans.
Je ne travaille plus depuis plus de 10 ans car j’ai choisi de m’occuper d’un de mes enfants en
situation de handicap.

Le thème de la « zone de confort » m’intéresse particulièrement en ce moment car j’arrive à une
transition dans ma vie, je vais reprendre une activité professionnelle. A première vue, pour moi,
c’est vraiment un grand pas hors de ma zone de confort ! L’article de Marie m’a fait réfléchir.

J’ai regardé la définition de la zone de confort : certains parlent d’un état psychologique, d’autres
d’un état comportemental en s’accordant pour dire que l’anxiété y est à son minimum. Si l’on en
croît le diagramme dont parle l’article de Marie, à long terme l’anxiété augmente et l’insatisfaction
apparaît.

Je suis une personne anxieuse de nature et me concernant, ma zone de confort est assez restreinte, je
pense, par rapport à la population générale : actuellement c’est quand je suis chez moi et/ou avec ma
famille (mon conjoint et mes enfants) et/ou que je fais des choses que j’aime.
Continuez la lecture