Réseaux trop sociaux (submergeants)

J’ai un compte Facebook que je visite rarement, et une page sur laquelle les publications du blog se partagent automatiquement.
J’ai eu plusieurs comptes Twitter, dont deux sont encore actifs mais actuellement en pause, sauf celui sur lequel les articles sont automatiquement postés.
J’ai un compte Instagram, aussi en pause.

J’ai passé des heures dessus, et j’ai fini à chaque fois dans le même état : submergée. Je me sens aussi un peu déprimée et anxieuse, mais ça fait sûrement partie de la submersion ?
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Suggestions pour apporter du soutien

Je partage mes réflexions et ce que j’ai pu lire et entendre – notamment venant de Suzy Reading sur Instagram. Si vous avez regardé son live (micro-moment session) de lundi 9/12, vous retrouverez ses idées.

On est nombreux-ses à avoir du mal à demander de l’aide et/ou à savoir comment en apporter aux autres. On est à risque de se cacher derrière des phrases toutes faites, censées inspirer et motiver, qui n’aident pas vraiment telles que “regarde le bon côté des choses”, “aide-toi et le ciel t’aidera”; ou derrière multiples suggestions issues des meilleurs textes de développement personnel.

Mais, en vrai, de quoi avons-nous besoin quand nous allons mal et que pouvons-nous faire pour soutenir les personnes qui comptent pour nous?

Nous pouvons avoir besoin que notre difficulté, notre douleur, notre ras-le-bol ou quoi que ce soit qui ne va pas soit reconnu. Nous n’attendons pas forcément que l’autre répare la situation, ou nous répare nous (j’utilise “réparer” sciemment, je traduis “fix”). Le simple fait de savoir que nous avons “le droit” d’aller mal aide parfois.
Je me doute que nous sommes nombreux-ses à culpabiliser quand nous allons mal parce que c’est un signe que nous ne faisons pas “ce qu’il faut” pour aller bien – quoi que soit ce “ce qu’il faut”. Notre mal-être est forcément de notre faute et un signe que nous sommes, ou au moins notre comportement, mal, ce qui fait que nous n’osons pas demander de l’aide.
En réalité, aller mal fait partie des nombreuses expériences humaines et nous n’avons pas à culpabiliser d’être humains.
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Handicap et productivité

L’autisme est un handicap.

Je venais de dire à mon amoureux « dans 4 ans j’aurais 40 et je n’ai rien fait de ma vie » quand je suis tombée sur la publication de N. T. sur Instagram qui mentionnait justement la productivité, puis sur celui de N. L. qui, je pense, y répondait en apportant une précision importante.
(Je ne leur ai pas demandé si je pouvais  partager leurs publications ici donc je ne mets pas leurs noms.)

N. T. rappelait, entre autre, que notre valeur n’est pas définie par notre productivité, qui est une construction et une attente sociétale.

En effet, les personnes handicapées et malades chroniques ne peuvent souvent pas atteindre une productivité-type qu’atteignent la majorité des gens. Certaines (je ne connais pas la proportion) ne peuvent pas produire du tout.
Le monde du travail est inaccessible pour beaucoup d’entre nous, ou difficilement accessible, et nous ne pouvons pas forcément nous investir dans des activités bénévoles, donc nous ne produisons pas de richesses ni n’utilisons notre temps d’une manière socialement acceptable.
C’est très difficile de ne pas intégrer ces attentes et de s’en défaire, et le rappel que cette non-productivité ne définit pas notre valeur en tant qu’être humain est très important.

N. L. apportait une précision qui m’a beaucoup parlé. Nous pouvons aussi avoir envie de produire, et ressentir de la frustration quand nous n’y arrivons pas ou pas autant et comme nous le souhaiterions. Nous avons le droit de nous sentir frustré-e-s et déçu-e-s face à nos limites, et se sentir productif-ve peut faire partie du sentiment d’être soi-même.
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Plaidoyer pour le douillet

Je voudrais préciser que je suis bien consciente que ma situation privilégiée me permet de réfléchir à, et vivre, ce genre d’idées / concepts / modes de vie. Je sais bien que beaucoup n’ont ni ce luxe ni cette possibilité et j’en suis désolée.

Actuellement, quand on pense au froid et à des idées pour y faire face on pense souvent au « hygge », et c’est vrai que cet aperçu de la culture danoise est très à la mode depuis quelques années.
On l’associe facilement à un certain type de décoration intérieure et à des soirées entre ami-e-s, notamment sur les réseaux sociaux, mais c’est une véritable philosophie de vie qui a une place importante dans la culture et la vie danoise. (Vous trouverez des liens en fin d’article.)

Avant ça, je connaissais le terme anglais « cosy » qu’on associe aux après-midi passés installé-e-s dans un grand fauteuil confortable, sous un plaid, avec un bon livre et une tasse de thé. Si on est près d’une fenêtre et qu’il pleut, le tableau est parfait. Ou du moins, dans l’imaginaire.
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Se préparer à l’hiver, noël etc.

J’ai eu énormément de mal à avoir de l’inspiration pour cette semaine.
J’ai envisagé écrire sur les limites d’un point de vue plus spirituel, mais finalement je n’étais plus vraiment motivée (si vous voulez quand-même me lire en parler, dîtes-le moi).

Dimanche soir, j’ai lu un article sur le site du Guardian – un journal anglais que j’aime beaucoup – qui parlait des publicités de noël. Les marques font une sorte de compétition et ça donne des vidéos soit amusantes, soit émotionnelles / inspirantes. « And they’re off … £6.8bn Christmas ad spree gets under way »
Je vous recommande celles de Marks and Spencer, Walkers, Argos et Asda

En discutant de ça avec mon amoureux, je me suis aperçue que mon problème n’est pas seulement avec noël, mais aussi avec ce qui vient après.
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À propos des limites, celles envers les autres et celles pour nous

J’ai eu beaucoup de mal à écrire cet article. Je le finis le 4 novembre, le jour du Boundaries Day*, dont je parle dans l’article précédent. Les publications que j’ai pu lire à cette occasion m’amènent à me poser beaucoup de questions, donc cet article risque de sembler un peu brouillon et je m’en excuse. C’est un sujet qui demande, pour moi en tout cas, de l’observation et de la réflexion.

La dernière fois que j’ai vu ma psychologue, on a parlé de liberté et de limites. Ça partait de la constatation qu’il y a une part de liberté dans l’écriture – par exemple quand on écrit le premier jet d’une histoire.
La première chose qui me vient quand on parle de liberté, à part le fait que dans le cadre de l’écriture c’est vertigineux, est « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».
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Boundaries Day sur Instagram le 4 novembre

Le 4 novembre, il y a sur Instagram une journée dédiée aux limites, proposée par des membres de la communauté (virtuelle) des personnes handicapées et/ou malades chroniques.
L’idée est de partager les limites que chaque personne a, celles qui sont à respecter, en ligne et/ou hors ligne.

Quelques exemples déjà lus sur les réseaux sociaux – pas à l’occasion de cette journée:
Les personnes qui déplacent un fauteuil roulant sans demander à la personne si c’est ok.

Forcer quelqu’un à faire la bise – par exemple au travail « tout le monde la fait, tu casse l’esprit d’équipe ». Quand la personne ne supporte pas les contacts physiques (dans le cas de l’autisme notamment) c’est extrêmement désagréable (violent). (Ça l’est évidemment pour d’autres personnes.)

En ligne, mais valable aussi en direct, ça sera les personnes qui profitent que quelqu’un parle ouvertement de sa maladie ou de son handicap pour lui parler de ses propres traumas, de son vécu, de ce que le cousin de la voisine vit, ou de ce qu’elle estime que la personne devrait faire pour guérir… Évidemment sans se demander ni demander à l’autre si elle est réceptive, si c’est le bon moment, si elle est d’accord. Les personnes qui sont beaucoup lues sont aussi beaucoup sollicitées, et beaucoup noyées par ces demandes et messages.

Malheureusement pour les personnes uniquement francophones, les publications présentant la journée sont en anglais, et je me doute que les autres le seront aussi.
Elles seront regroupées sous #BoundariesDay.
La publication que j’ai lu à ce sujet, sur Instagram, par Nina Tame.
Si vous êtes concerné-e-s, n’hésitez pas à participer, et si vous ne l’êtes pas, lisez et partagez. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les autres et comment mieux vivre ensemble, en se respectant les un-e-s les autres.


Hygge et zone de confort intentionnelle

Hygge, mot danois, définition sur Wikipedia :

« Le hygge est un état d’esprit positif procuré par un moment jugé réconfortant, agréable et convivial. […]
Le hygge, c’est « le sentiment qu’on est en sécurité, à l’abri du monde, et qu’on peut baisser la garde », écrit Meik Wiking, directeur de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague. Il s’agit d’« une stratégie de survie ». »

Cela me fait penser à une zone de confort intentionnelle, ce qui m’a amené à me poser une (plusieurs) question(s) : et si le problème de la zone de confort était le fait que nous n’en sommes pas conscient ?
Est-ce qu’en devenir conscient.e et apprendre à la connaître peut nous permettre de l’utiliser pour avancer dans notre vie ?

Est-ce que la zone de confort peut devenir cette zone dans laquelle se ressourcer et prendre des forces pour être bien dans le monde ?
Ce qui peut être difficile pour certaines personnes dont cette zone est poreuse, fragile, peu existante etc. et donc n’est pas suffisamment ressourçante. De plus, les personnes ayant certaines sensibilités et difficultés vont avoir besoin de se replier dans cette zone plus fréquemment que d’autres, ou de la « prendre avec elles ».

Est-ce que le hygge peut être « on the go » (« à emporter ») ?


Petits signes

A la recherche des graines de vie…

D’abord, c’était les deux phrases d’une chanson qui m’ont marquée. On regardait la finale de The Voice avec ma mère et Lisandro a interprété « Mon Everest » en duo avec Soprano. Le texte en entier m’a touchée mais ces phrases sont restées :

« Tout est possible quand tu sais qui tu es
Tout est possible quand t’assume qui tu es. »

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