Les délicieuses tartelettes aux épices de Mme Watson

Les contes du (re) confinement

Si vous n’avez pas lu « La vieille dame et le voisin qui prend soin d’elle », allez lire « Les contes du confinement ».

 

Ça faisait maintenant neuf mois que Jeanine Watson connaissait son excentrique voisin, Aldaran. Ils avaient partagé beaucoup de promenades, de gâteaux et de conversations.
Autant Jeanine était bavarde et aimait parler de son enfance et de sa vie, autant Aldaran était réservé.
Quand elle lui avait parlé de son expérience de la seconde guerre mondiale, elle avait fait partie des enfants envoyés à la campagne, il avait eu l’air de bien connaître le sujet, ce qui était surprenant étant donné qu’il avait l’air de n’avoir pas encore quarante ans, ou alors tout juste.
Jeanine s’était dit qu’il avait étudié le sujet en profondeur, au point de lui donner une impression de l’avoir vécu.
En fait, Aldaran avait aussi vécu cette guerre dans son enfance, même si elle l’avait affecté différemment, mais ne pouvait pas vraiment lui expliquer en quoi les faes avaient été affectés.
C’était un des rares sujets concernant sa jeunesse à propos duquel il s’était un peu ouvert.
Continuez la lecture


The man and the wolf (the sequel)

The tales of lock-down (2)

If you haven’t read « the man and the wolf », go and read « the tales of lock-down », which I have renamed from « the confinement tales ».

 

Eight month earlier…

Pierre was coming home from groceries shopping when he noticed the wolfhound. It was early for him, but what surprised Pierre the most was that he was sitting next to the front door of his apartment building, as if he was waiting for someone.
When the wolfhound came up to him, he understood that that someone was him.

“Hello you!” Pierre greeted him whilst scratching him behind the ears: “You were waiting for me?”

The dog wagged his tail in an happy manner. He had beautiful golden brown eyes. Pierre stored that information at the back of his mind. Strangers met in shops don’t turn into wolfhounds. Anyway, that sort of things doesn’t exist, right?
Continuez la lecture


L’homme et le loup (la suite)

Les contes du (re) confinement

Si vous n’avez pas lu « l’homme et le loup », allez lire « Les contes du confinement ».

 

Huit mois avant…

Pierre rentrait des courses quand il aperçut le chien-loup. C’était tôt pour lui, mais ce qui surprit Pierre le plus était qu’il était assis à côté de la porte d’entrée de son immeuble, comme s’il attendait quelqu’un.
Quand le chien-loup s’approcha de lui, il comprit qu’il était ce quelqu’un.

« Salut toi ! » lui dit-il en le grattouillant derrière les oreilles : « Tu m’attendais ? »

Le chien agita la queue d’un air content. Il avait de magnifiques yeux marron – doré. Pierre remisa cette information au fond de son cerveau. Les inconnus des magasins ne se transforment pas en chien-loup. De toute façon, ce genre de chose n’existe pas, n’est-ce pas ?
Continuez la lecture


I ask – unwillingly – too much of others. Really?

I struggle with self-acceptance and regularly have some sort of relapses where I consider what I ask of others as too much and unfair on them.

I must have heard a couple of times during my younger years that I shouldn’t put what I was going through on to others but my mind working as it does, it translated into “if I can’t manage it on my own, I am a bad person and I am not trying hard enough”.
I have extended this from emotions to anything to do with my disabilities.
(Part of what I was going through was due to my – then undiagnosed – disabilities. I’d say a lot was.)
Continuez la lecture


Je demande – involontairement – trop aux autres. Vraiment ?

J’ai du mal à m’accepter et je traverse régulièrement des périodes pendant lesquelles j’estime que je demande trop aux autres.

J’ai dû entendre une ou deux fois quand j’étais plus jeune que je ne devais pas faire subir aux autres mon mal-être et, mon mental fonctionnant comme il fonctionne, j’en ai déduit que si je ne gérais pas tout toute seule, j’étais une mauvaise personne – ou nulle.
J’ai étendu cette vision à tout ce qui concerne mes handicaps et pas seulement à mes émotions.
(Je pense qu’une grande partie de ce que je vivais était due à mes handicaps non-diagnostiqués à ce moment-là.)
Continuez la lecture


George & dragon

[English version below]

« Regarde cette peinture, qu’est-ce que tu vois ? »

Henry ne comprit pas la question.

« C’est un chevalier se battant contre un dragon ? »

Arhon rit. « Regarde mieux… »

« Le chevalier s’enfuit ? »

Un homme plus âgé qu’eux les rejoignit.

« Faites plus attention, jeune homme. »
Continuez la lecture


Les contes du confinement

Et si, tout comme la nature, la féerie avait retrouvé de l’espace ?
Les humains étant beaucoup moins présents, les créatures mythiques et fantastiques peuvent plus facilement se mouvoir dans l’espace public, et leur existence a moins de risque d’être révélée.
Ceci dit, elles sont toujours aussi douées pour prétendre être humaines animales, et pour se cacher dans leur environnement.

Continuez la lecture


Autistic and confined (part 2): resting outside of the world’s busyness

[Foreword: I am merely sharing my experience, and I don’t think it invalidates the experience of others.]

I know that this confinement is for a serious and severe reason and I am aware of the negative consequences it has and will have when it ends.

I don’t have to go out and the world is calm so to me this is a welcomed, because needed, rest.
I don’t have anxiety, I live at my own rhythm, my mind is freer – even though I am not always here, as I said in my previous article.

The world before this was tiring and aggressive and I have a feeling it’s going to be the same afterwards, although it will most likely come back progressively, so I savour the calm even if I apprehend what will come after – for this but also for all difficulties that already exist and that will carry on. I am not centred on myself, occulting what others go through.

I perceived the appointments I had as black blocs in the planner I have in my mind, and I had a hard time freeing myself of this on the days I didn’t haven any, even though there were more days on which I didn’t have any.
And depending on what I had done during the week and my current state (which changes depending on internal and external causes) I had difficulties finding the energy to do things on my “free” days.
Continuez la lecture


Autiste et confinée (part. 2) : le repos sans l’agitation du monde

[ Préambule : je ne fais que partager mon vécu, et je ne pense pas qu’il remette en cause ou en question le vécu des autres.]

Je sais que ce confinement est pour une raison grave et je suis consciente des conséquences négatives qu’il a et qu’il aura ensuite.

Je n’ai pas à sortir et le monde est calme alors pour moi c’est un repos bienvenu parce que nécessaire.
Je n’ai pas d’anxiété, je vis à mon rythme, j’ai la tête plus libre – même si je ne suis pas toujours là, comme je le dis dans mon article précédent.

Le monde d’avant était fatiguant et agressif et je me doute que ça va recommencer après, même si ce sera très probablement progressif, donc je savoure le calme tout en appréhendant l’après – pour ça mais aussi pour toutes les difficultés qui existent déjà et vont continuer. Je ne suis pas centrée sur moi, occultant le vécu des autres.

Je percevais les rendez-vous que j’avais comme des blocs noirs dans l’agenda que j’ai dans la tête, et j’avais du mal à me libérer de ça les jours où je n’avais rien alors qu’il y avait plus de jours dans la semaine pendant lesquels je n’avais rien.
Et suivant ce que j’avais fait dans la semaine et mon état du moment (qui varie en fonction de plusieurs causes internes et externes) j’avais de la difficulté à mobiliser mon énergie les jours « libres ».
Continuez la lecture