Petits signes

A la recherche des graines de vie…

D’abord, c’était les deux phrases d’une chanson qui m’ont marquée. On regardait la finale de The Voice avec ma mère et Lisandro a interprété « Mon Everest » en duo avec Soprano. Le texte en entier m’a touchée mais ces phrases sont restées :

« Tout est possible quand tu sais qui tu es
Tout est possible quand t’assume qui tu es. »

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Vous vivez des morceaux de ma vie

(Je l’ai écrit hier soir vers 23h, j’étais fatiguée. Mais comme j’ai posté la photo du papier sur instagram en disant que je l’écrirais ici, le voilà.)

Je commence et vous prenez la suite.
Je vous regarde du bas-côté et je me demande ce que j’ai raté.
J’ai forcément raté quelque chose puisque vous y arrivez, vous.
A écrire, à vivre mille vies, mille voyages, mille amours…
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Si j’accueille la prison, ce n’est plus une prison.

[J’ai écrit cet article dans le sens inverse de celui dans lequel il m’est venu à l’esprit parce que je ne le retrouvais plus.]

Dans l’enseignement de la non-dualité, on expérimente le fait que « je ne suis pas ce que je crois être : le corps, les pensées, les croyances, les conditionnements, l’identité. Je suis « ce qui est », ce dans quoi tout ça se manifeste. ».

Alors c’est un non-sens pour moi de vouloir à tout prix « exprimer que je suis », exprimer mon identité, exprimer mes opinions. Et c’est un non-sens de me sentir en prison parce que je suis limitée par les possibilités de mon corps et de mon mental, et par des situations extérieures.
Mon identité n’existe pas, il n’y a rien à exprimer.
Mon corps et mon mental n’existent pas, il n’y a pas de limitation.
L’extérieur n’existe pas, il n’y a que « ce qui est ».
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Tomber amoureuxse

(Je me suis souvenue ce matin d’une phrase lue dans un article de Danielle LaPorte: « Don’t die with your music still in you », « ne meurs pas avec ta musique toujours en toi », qui était une citation de quelqu’un d’autre. Je le retrouverais. Ça m’a fait réaliser que, trop souvent, je ne prends pas le temps d’écrire les petits articles, poèmes, réflexions qui traversent mon esprit. Alors ce matin j’ai avalé un biscuit, je ne fonctionne pas bien sans manger, et j’ai écrit ma musique. Enfin, mes mots. Parce que, même si je suis entourée de personnes extrêmement douées, j’ai aussi une musique en moi qui a envie de se dire.)

J’aime dire « l’amoureux » en parlant de lui sur les réseaux sociaux. Parce qu’il ne m’appartient pas, il n’est pas à moi.
C’est vrai que je lui dis « mon coeur » ou « mon amour », je ne sais pas encore dire autrement.

Luna n’est pas non plus « mon chat », nous vivons ensemble. C’était une disgression.
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Trois

Quand j’étais enfant, j’avais une horloge carrée dans ma chambre avec un cœur à la place du trois. Je pense que je l’avais choisi.
Pour moi, le cœur représentait mes parents et moi.
Puis elle est passée dans la cuisine, en face de ma place à table. Le trois est resté nous trois, puis aussi le chien et les deux chats pendant leur brève cohabitation ; et parfois, quand j’y pensais, mes frère et moi – les trois enfants de mon père.

Puis le trois est devenu les deux chats et moi, puis il est passé un moment à quatre – deux humains et deux chats ; puis il est revenu à trois – deux humains et un chat, ou trois chats suivant qui était là.
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Tonglen – pratique bouddhiste de compassion envers soi et les autres

J’ai lu le livre « Conseils d’une amie pour des temps difficiles » de Pema Chödrön et ça fait un moment que je veux écrire un article dessus.
Plus récemment, je voulais écrire sur Tonglen depuis les élections américaines.
Et puis, hier soir, je suis restée devant twitter jusqu’à 1h30 du matin, assommée face à ce qui se passe à Alep.
Je ne ferais pas de politique, je ne sais pas qui sont les méchants et les gentils – je sais que c’est plus complexe que ça, ne vous inquiétez pas. Ce que je sais c’est que des gens meurent – et ça dure depuis 4 ans, 5 ans, en Syrie ? – et que je vois plein de personnes se sentir complètement impuissantes, et s’en vouloir de cette impuissance.
Je n’aborderais pas « on peut aider les réfugié-e-s ici ». Je suis consciente de cela, mes amies en sont conscientes. Ce n’est pas le but de cet article.

Le but de cet article est de parler d’une pratique de méditation qui répond à ce sentiment d’impuissance – face à la situation en Syrie, face à tous les conflits dans le monde, face à la souffrance des proches…
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