Si j’accueille la prison, ce n’est plus une prison.

[J’ai écrit cet article dans le sens inverse de celui dans lequel il m’est venu à l’esprit parce que je ne le retrouvais plus.]

Dans l’enseignement de la non-dualité, on expérimente le fait que « je ne suis pas ce que je crois être : le corps, les pensées, les croyances, les conditionnements, l’identité. Je suis « ce qui est », ce dans quoi tout ça se manifeste. ».

Alors c’est un non-sens pour moi de vouloir à tout prix « exprimer que je suis », exprimer mon identité, exprimer mes opinions. Et c’est un non-sens de me sentir en prison parce que je suis limitée par les possibilités de mon corps et de mon mental, et par des situations extérieures.
Mon identité n’existe pas, il n’y a rien à exprimer.
Mon corps et mon mental n’existent pas, il n’y a pas de limitation.
L’extérieur n’existe pas, il n’y a que « ce qui est ».
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Tomber amoureuxse

(Je me suis souvenue ce matin d’une phrase lue dans un article de Danielle LaPorte: « Don’t die with your music still in you », « ne meurs pas avec ta musique toujours en toi », qui était une citation de quelqu’un d’autre. Je le retrouverais. Ça m’a fait réaliser que, trop souvent, je ne prends pas le temps d’écrire les petits articles, poèmes, réflexions qui traversent mon esprit. Alors ce matin j’ai avalé un biscuit, je ne fonctionne pas bien sans manger, et j’ai écrit ma musique. Enfin, mes mots. Parce que, même si je suis entourée de personnes extrêmement douées, j’ai aussi une musique en moi qui a envie de se dire.)

J’aime dire « l’amoureux » en parlant de lui sur les réseaux sociaux. Parce qu’il ne m’appartient pas, il n’est pas à moi.
C’est vrai que je lui dis « mon coeur » ou « mon amour », je ne sais pas encore dire autrement.

Luna n’est pas non plus « mon chat », nous vivons ensemble. C’était une disgression.
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Printemps et envies

C’est le printemps – depuis un petit moment, surtout si on suit le calendrier néo-celte/néo-païen qui situe son début début février – et les envies reviennent.

En fait, pour l’instant, c’est surtout l’envie d’avoir envie.
Envie de faire, de créer, de me lever le matin.
Envie d’être motivé-e.

Et puis il y a aussi l’autre côté de la pièce, la culpabilité de ne pas faire/créer/avoir des projets…*
Cet hiver, l’angoisse et la déprime ont grillé mes réserves de motivation et de créativité.

Hier j’ai quand-même réussi à conduire seule pour aller faire les courses.
Angoisse et déprime ne m’ont pas tout grillé on dirait.

*Et cette culpabilité qui s’agite quand je m’imagine dans des situations dans lesquelles on pourrait me demander ce que je fais.
Parce que répondre « enlever des tiques aux chats (je suis un parent-chat de compétition 😉 ) et lire twitter pour éviter l’angoisse » c’est pas vraiment ce que j’aimerais répondre.
J’aimerais pouvoir répondre avec le sourire et des étoiles dans les yeux (j’exagère à peine) que je suis sur un nouveau projet qui me tient à cœur et me motive.

Il ne me reste plus qu’à retrouver ma créativité – je me demande bien où elle est partie hiberner – et me créer un nouveau projet.


« Le voyage de Lisa » de Moon E. Weiss

Moon est une femme talentueuse, rêveuse et sensible. Et mon amie, aussi.
J’ai eu la chance de faire partie des personnes qui ont relu sa nouvelle.

La chance, parce que ce livre est magnifique.
Le monde est fantasmagorique, les personnages touchants et attachants, l’histoire poétique.
Les illustrations de Weinissa rendent vraiment bien l’atmosphère de cette nouvelle.

Lisa tombe sous le charme de Nils et de sa chanson, et quitte tout pour le suivre lors de sa tournée afin de pouvoir en comprendre les paroles.
Sur sa route, elle va visiter des endroits oniriques et rencontrer des personnages particuliers – pas tous bienveillants.

Je ne vous en dirais pas plus, je vous recommande simplement de prendre le temps de partir à l’aventure avec Lisa.
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10 ans déjà…

C’était début février, je venais de passer un mois à essayer d’étudier et passer mes examens – j’étais en troisième année de licence dans une université anglaise – malgré les crises d’angoisse quasi-permanentes.
J’ai réussit mes examens, d’ailleurs.
Je suis rentrée pendant la semaine de vacance entre les semestres, ce que je ne faisais jamais.
Et puis, je n’ai pas pût repartir. La souffrance était trop grande et je ne savais pas comment la dire.
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[Interview] Mouna nous parle de son livre pour enfants « Pas taper »

Aujourd’hui j’accueille Mouna, auteure du livre électronique « Pas taper », qui vient nous présenter ses projets.

« Pas taper » est l’histoire du petit hibou Yanou qui a du mal à exprimer ses émotions. Un arbre et des figurines vont l’y aider.

J’ai eu la chance de faire partie des lecteurs béta.
J’aime beaucoup le message du livre sur l’expression des émotions, notamment la colère : il n’y a pas de jugement de la part des parents mais un encouragement.
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Le stress de la rentré…

N’est pas une fatalité!

Bien souvent, il s’agit d’un manque de confiance: en soi, en son enfant, en l’instituteur/institutrice…
Votre mantra pour les prochains jours:

«Je fais confiance à l’Univers».

Et, surtout, pensez à respirer!

Voici des conseils donnés par une maman et institutrice de maternelle:

«D’abord faire confiance à l’enseignant-e, c’est son boulot (bien sûr, comme partout, il y a des cas …) et à son enfant (il se débrouillera très bien si son parent est persuadé qu’il est capable de le faire).
Ne pas partir sans dire au revoir.
C’est dur quand l’enfant pleure, mais il faut partir quand même le moment venu, en ayant rassuré et donné l’horaire où il sera cherché (même à un tout petit) et être à l’heure.
Perso, je ne prends pas l’enfant dans mes bras. Je préfère que le parent le pose par terre, les pieds au sol … moi je me mets à sa hauteur et je console, prend par l’épaule, contre moi … ancré au sol, tous les deux.
Parfois l’enfant hurle, se débat, il faut un peu le “contenir” pour qu’il reste dans la classe. C’est très dur pour les parents, mais ça ne dure jamais longtemps. Dans ces cas là, je propose aux parents d’appeler 1/2h plus tard, pour prendre des nouvelles (toute petite école, c’est moi qui décroche le tel – pas faisable partout).

L’école, c’est une mini communauté, avec des règles de vie. Pour certains enfants, c’est un changement énorme … On ne peut pas faire ce qu’on veut quand on veut, ni aller où on veut ; il faut partager, les jouets, la maitresse, l’atsem (l’aide) ; il faut attendre son tour … Pas facile, mais nécessaire. Des fois, les parents aussi ont du mal avec ça.

L’école c’est bruyant, oui, fatiguant, pour tout le monde. Parfois l’adulte doit hausser le ton pour se faire entendre … Perso, quand il y a trop de bruit je crie “stop” et tout le monde doit se figer en silence … quelques secondes de “statue”, et je propose de reprendre les activités  en faisant moins de bruit. Quand on lit une histoire, quand il y a trop de bavardages, je ferme le livre et j’attends que ça s’arrête. Pour certains enfants habitués au calme de la maison, ça peut faire peur, paniquer, tout ce bruit … C’est très compliqué à gérer.

Souvent un enfant ne racontera rien de sa journée, c’est normal. Il s’écroulera de fatigue sans manger, c’est normal. Il “piquera une crise” pour une broutille au retour de l’école, ce n’est pas un caprice (sur les caprices, très bon article là,  le paragraphe “une maman témoigne”, ça marche aussi pour l’école) et c’est normal.

En cas de soucis, aller en parler avec l’enseignant-e.
Il n’y a pas de questions idiotes, donc on les pose toutes.
Par contre, l’enseignant-e est un être humain avec une vie à l’extérieur … qui est aussi fatigué après une journée de classe, qui doit peut être vite rentrer à midi car tout le monde mange à la maison ou le soir à cause d’un rendez-vous, d’une réunion  …
Ne pas lui tomber dessus en début de matinée ou d’après midi (moment d’accueil des enfants) ; prendre 5 minutes au moment de la sortie ( ou le faire par téléphone en évitant au maximum d’appeler pendant la classe ) pour demander un rendez-vous en exposant rapidement le pourquoi (ça permettra à l’enseignant-e de préparer l’entretien) mais sans trop développer.

Ne pas projeter sur l’école de son enfant ses propres peurs, doutes, mauvaises expériences (c’est dur).
Oser entrer dans l’école (bon, dans certaines écoles on ne peut pas aller dans les classes, je trouve ça nul …)»

Et vous, comment gérez-vous la rentrée?
Quels sont vos astuces pour les parents inquiets?


Jugements, critiques, comparaisons

« Jugements + critiques + comparaisons = attaques envers et de soi-même »

Tous les jugements et les critiques émis, qu’ils soient envers les autres ou envers moi-même, sont des attaques envers moi-même.

En effet, je suis celle qui ressent et subit physiquement mes émotions.

(Nos pensées vont aussi nourrir le grand « regroupement » (égrégore) de pensées de l’humanité, et pareil pour nos émotions, car nous ne sommes pas séparés. Ceci sera le sujet d’un prochain article!)

Les comparaisons fonctionnent selon deux schémas :
dans le premier, la comparaison amène une critique ou un jugement,
« Il fait différemment, il est nul/je suis nul.le » ;
dans le deuxième, la comparaison amène une prise de conscience et une remise en question,
« Tiens, et si sa technique marchait mieux ? » « Et si ce qu’il dit pouvait m’aider à évoluer ? »
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L’attachement au passé

Récemment, je suis partie 5 jours en Grande-Bretagne, à Chester plus précisément, où j’ai fait mes études universitaires.

Je n’ai jamais fini ma licence, l’accumulation de stress ayant été trop importante. Je suis rentrée en milieu d’année. C’est après cela que j’ai commencé un suivi psychiatrique puis que j’ai eu un premier diagnostic tendant vers l’autisme.

Quand je suis partie, j’étais sure que j’allais revenir finir ma licence. J’allais me remettre sur pied, me soigner, et revenir.
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