Holding space – tenir l’espace

« Holding space » est une expression difficile à traduire : « tenir/maintenir l’espace » sonne assez étrangement en français.
Et puis, de quel espace parle-t’on ? L’espace est, il n’a pas besoin d’être tenu.
C’est une métaphore qui décrit quelque chose que nous faisons probablement tou-te-s à un moment ou un autre, sans même y penser.

C’est ce moment où nous sommes totalement présent à l’autre et où « nous » disparaissons.

Nous accueillons l’expérience de l’autre sans aucunes pensées, jugements ou envie de changer quelque chose. Ou du moins, où nous sommes capable de laisser tout cela de côté, se dissoudre, simplement parce que nous n’y portons pas d’importance.
Continuez la lecture


J’ai fait taire la voix du consentement

(Parfois j’écris et j’oublie de poster. Il a été écrit mi juin)

Grâce à twitter et au féminisme inclusif, je prends conscience de beaucoup de mes conditionnements. Le thème du consentement revient souvent, principalement dans les relations sexuelles/amoureuses.
Récemment, c’était en lisant le compte Mère Féministe qui parlait de l’éducation au consentement pour les enfants – consentement à être touché-e, consentement de l’autre à être touché-e.
Continuez la lecture


À la rencontre de… Carpediem, etc

Carpediem et moi, on a plein de choses en commun. Cette interview était très chouette – et on s’est laissées allées à discuter, du coup vous avez de quoi lire!
(C’est elle qui a rempli son mini-portrait)

Éplucheuse de smarties à temps partiel, petit poney power*, divorcée, 35 ans, mère alternée de 2 gnomes, sérivore, anglophone, écureuil, amoureuse de #F, adepte du chacun chez soi, hyperacousique, marmotte, bosse dans le web depuis 15 ans, ex-expat, passion gaufre nutella chantilly, cheveux rouges ou violets, passionnée, pleine de contradictions.
Continuez la lecture


Questionnements sur mon mode de vie

Hier soir, quelqu’un m’a dit m’admirer pour ma volonté et ma motivation à avoir une vie plus écologique.

Peut-être que je suis très exigeante envers moi-même, peut-être que je suis perfectionniste (et extrémiste?) mais je ne vois pas ce qu’il y a d’admirable dans mon mode de vie et, surtout, je trouve que je ne fais pas assez.
Continuez la lecture


À la rencontre de… C.

escarpins et pelucheJ’ai rencontré C. sur twitter.
Elle avait un mari, une fille, un blog, une vie classique de maman. Mais des fois, ça n’allait pas fort avec son mari, comme dans tous les couples me direz-vous. Et puis E., sa deuxième fille, est née – dans leur voiture, sur le parking de l’hôpital, une jolie histoire.
Et puis ça n’allait plus du tout… C. a voulu mourir, puis elle a choisit de vivre.
C se bat contre l’anorexie, contre les traumatisme de violences conjugales, contre les souvenirs gris et même noirs….
Et C. vit. C. souris même, et elle danse et elle est une chouette maman – avec ses hauts et ses bas comme toutes les mamans. C. écrit aussi – magnifiquement bien – la psychiatrie, sa renaissance et sa reconstruction sur son blog « Les pointillés ».
Mais surtout, C. vit. Et je l’admire pour ça.

Merci, C., d’avoir accepter de répondre à mes trois questions.
Je voudrais que tu me dise ce que ces mots représentent, pour toi :
Continuez la lecture


À la rencontre de… Ambre

Jeune femme à la tasse de thé, aquarelle

Jeune femme à la tasse de thé, aquarelle

Ambre est une féelfe, poétique, fragile et forte à la fois, sensible, créative.
Femme, maman, écrivaine, photographe, dessinatrice, avec un corps qui s’exprime un peu trop violemment parfois (souvent).
Pour la découvrir et se laisser transporté-e dans son univers magique, c’est par ici : Il suffit d’un mot.

Merci jolie fée d’avoir accepter de répondre à mes questions.
J’aimerais savoir ce que tu mets dans ces mots, ce qu’ils t’inspirent :
Continuez la lecture


À la rencontre de… Elvire

Elvire SépiaElvire n’est pas que la maman du petit prince.
Elle est une femme courageuse, qui avance pour elle et sa famille. Elle mets ses ressources et son talent au service des familles d’enfants autistes, mais elle ose aussi dire sa réalité, le tout avec une grande sensibilité.
Vous pouvez la lire ici : Le petit prince a dit.

Merci Elvire d’avoir accepter de répondre à mes questions.
Continuez la lecture


À la rencontre de… Béatrice

Chevaux de Prezwalski sur le Causse Méjean

Chevaux de Prezwalski sur le Causse Méjean

Béatrice, alias Mme Déjanté, est une femme formidable. Elle fait partie de mes « wonder-women » d’ailleurs.
Je sais qu’elle ne se voit pas comme ça, mais c’est justement de voir ses « faiblesses » qui, pour moi, met encore plus en lumière sa force.
Béatrice est une femme, une amoureuse, une maman de « famille nombreuse », la marraine et créatrice des Vendredis Intellos – « Avec ou sans mômes, tu n’as pas perdue tes neurones », une grande sensible qui mène une vie bien remplie. Une femme qui apprivoise sa sensibilité et qui apporte la bienveillance aux personnes proches d’elle.

Merci Béatrice  de nous  dévoiler un peu ta vision de la vie et du monde.
J’aimerais savoir ce que ces mots représentent et veulent dire, pour toi :
Continuez la lecture


Besoin de validation de notre existence

C’est assez curieux : on revendique le droit à l’individualité mais on a toujours besoin que « les autres » valident notre existence, notre identité, notre valeur…

Et nous voulons que ce soit certaines personnes, celles que nous voyons comme cool, attirantes, ayant un boulot chouette et des centres d’intérêts « plus intéressants que les nôtres ».

Parce que c’est ça, le problème : nous ne voulons pas simplement exister pour nous-même mais exister pour des personnes que nous voyons comme « mieux » que nous.

Nous nous comparons, nous nous rabaissons, nous hiérarchisons les personnes et les personnalités, nous émettons des jugements de valeur « plus/moins » …

Alors qu’en réalité, nous ne pouvons pas nous comparer, nous sommes fondamentalement différent-e-s. Nous avons nos expériences, nos conditionnements, notre identité et nos facettes … Tout cela forme une personne unique.

La seule solution que je connaisse est de m’aimer moi-même pleinement et inconditionnellement *comme je suis*.

Je ne dis pas que c’est facile à faire, nous avons l’habitude de nous comparer et de nous juger – nous-même et les autres.
Mais ça s’apprend, ça peut se mettre en place.

Quand est-ce que vous vous êtes dis « je t’aime » en vous regardant dans le miroir pour la dernière fois ?
Quand est-ce que vous avez tout arrêté pour prendre le temps de vous exprimer toute l’appréciation – inconditionnelle – que vous avez pour vous-même ?
Ce n’est pas de l’égocentrisme, c’est vital. Si vous ne vous nourrissez pas, qui va le faire et comment pensez-vous pouvoir soutenir les autres ?

Si j’en parle, c’est parce que je m’oublie trop souvent, j’attends trop souvent des autres une validation que je suis la seule personne à pouvoir me donner…


Journée de sensibilisation à l’autisme 2015

Cette année encore, je ne serais pas en bleu, tout comme en 2014.

Cette année, je serais en rouge pour soutenir le mouvement « Walk in red » (marcher en rouge) créer par des personnes autistes.
Un de leurs slogan est « Love not fear » – « amour, pas peur » – je ne peux qu’adhérer.

J’aimerais que les associations qui veulent aider les personnes autistes s’intéressent aux autistes, à tou.te.s les personnes sur ce spectre, et pas juste à ce que disent certains médecins neurotypiques qui n’ont aucune idée de ce que l’on vit.
J’aimerais qu’elles prennent le temps d’écouter ce que chacun.e a à exprimer – par mots, comportements, écrits – pour savoir réellement ce que nous vivons et ce dont nous avons envie et besoin.
J’aimerais que les associations validistes ne soient plus les plus connues et financées.
J’aimerais que certains parents arrêtent de vouloir nous dresser comme des animaux pour que nous soyons « normaux » et que nous ne les embarrassions pas ni ne leur demandons de revoir leur façon de regarder la vie. (Je remercie mes parents qui ne sont pas comme ça)

Validiste, ça veut dire que la norme définie est d’être valide, donc toute personne étant handicapée ou neuroatypique (= ayant un fonctionnement neurologique différent de la « majorité ») est vue comme diminuée, différente, que l’on doit guérir ou réparer.
La société est validiste et c’est une de ses faiblesses.
Continuez la lecture