« L’amour en minuscule » de Francesc Miralles

couverture du livreJ’avais adoré le premier livre co-écrit par lui que j’ai lu – « Le plus bel endroit du monde est ici » – alors je n’ai pas réfléchi en prenant celui-là.

Samuel de Juan est un solitaire qui compte les minutes qui lui restent à vivre le soir en s’endormant. Jusqu’au jour où un chat s’invite dans son appartement et dans sa vie, ce qui va perturber ses habitudes et l’amener à rencontrer de nouvelles personnes qui vont chacune lui faire découvrir de nouvelles facettes de la vie et de lui-même.

On retrouve le côté philosophique et les rencontres du premier livre, avec moins de côté onirique. Cette fois, les personnages sont « bien réels » mais tout aussi bousculant – et ne boivent pas autant de chocolat chauds.
Ils nous amènent à prendre conscience que chaque événement a une cause et une conséquence, à regarder la face cachée de la lune et à nous questionner sur la réalité de la vie.

Le lire après un séminaire sur l’éveil était intéressant, il y a plusieurs passages qui m’ont fait penser aux questionnements sur « qui suis-je réellement et qu’est ce que la vie? ».

Ma seule critique serait la manière dont est présentée/amenée la relation amoureuse, mais elle sert aussi de support à de belles prises de conscience du personnage principal sur la manière dont la vie s’écoule et comment nous influençons sa direction… ou non.

(Une fois encore, j’aime la couverture!)


« Le plus bel endroit du monde est ici » de Francesc Miralles et Care Santos

Couverture du livre C’est l’histoire d’Iris, 36 ans, qui a perdu ses parents. Elle a aussi perdu son envie de vivre.
Et puis, elle découvre le café « Le plus bel endroit du monde est ici », où elle rencontre Lucas.

Ce livre pourrait être une banale romance: la fille n’a pas le moral, elle rencontre l’homme de sa vie et tout va bien.
Il n’en est rien.

Ce livre parle de magie, de cadeaux de la vie, de douceur, de rêves, de chocolats chauds, d’amitié, de confiance, d’oser, de croire, de dire « au revoir », de deuxièmes chances, d’amour…
C’est onirique et tellement réel en même temps que l’on s’attend presque à trouver « Le plus bel endroit du monde est ici » au détour d’une rue, à côté de chez nous.

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, je ne veux rien révéler, mais si vous aimez les contes philosophiques, je vous le recommande.
C’est vrai que j’ai eu du mal au début, d’abord pour le côté triste puis pour son étrangeté. Ensuite, je me suis laissée emportée par l’histoire.
Je n’imaginais pas la fin comme cela, mais elle fait sens avec l’histoire.

Est-ce que vous l’avez lu? Qu’en avez vous pensé?

(J’adore cette couverture, les couleurs, la typographie, les tasses…)


Les Contes des Esprits de la Nature – L’été

« L’été, au bord de l’étang, les cigales chantent et les poissons, le soir, sautent en un ballet aquatique.

Les esprits de la nature ne sont pas en reste. Les fleurs printanières se transforment en fruits ou graines et il faut toute l’expertise d’un esprit pour les faire grandir, mûrir.

Tandis que les humains sont assommés par la chaleur, les esprits se nourrissent de cette énergie solaire vive et la transmettent aux plantes dont aels prennent soin. Le soleil est source de vie et son énergie nourrit les esprits.

Tout semble lourd, à cette saison, car ce que donne le soleil est rendu en fruits, en graines, en feuilles… Les plantes sont nourries et se dépassent pour donner, produire, mûrir.
Il faut du temps pour pousser et mûrir, mais il faut aussi du travail, du travail invisible. L’esprit et la plante mettent toute leur énergie, toute leur attention, dans ce seul but : mûrir.

L’esprit est tendu comme un arc en direction du soleil, s’en nourrissant et tentant de le rejoindre à la fois.

Mais une fois le soleil couchant, la tension se relâche, les esprits soufflent, respirent, dansent… Les nuits d’été sont les plus propices à surprendre des dryades danser, se réjouissant de l’accomplissement de la journée. Car, même si les humains ne le voient pas, chaque jour voit son lot d’accomplissements, d’avancées, de mûrissements.

Tout comme le mûrissement intérieur n’est pas toujours perceptible à l’extérieur, celui des plantes ne l’est pas toujours non plus. Pourtant il est bien là.

Et quand au printemps les esprits se focalisaient sur la pousse des plantes et l’arrivée des nouvelles pousses, en été aels se focalisent sur « produire » pour rendre à la terre, pour rendre à la Nature.

Pour les humains, il en est aussi ainsi : le printemps nous voit grandir, apprendre le monde autour de nous, et l’été nous voit nous épanouir et partager avec les autres, créer ensemble, « produire » ensemble pour ensuite transmettre aux jeunes pousses, à l’automne, ce que nous aurons appris.

Les saisons sont aussi des cycles dans une vie, revenant parfois, s’éternisant occasionnellement, ne se présentant pas toujours dans l’ordre habituel… Chacune est à vivre pleinement, en conscience, car chacune nous apporte et nous permet d’apporter au monde. »