Si j’accueille la prison, ce n’est plus une prison.

[J’ai écrit cet article dans le sens inverse de celui dans lequel il m’est venu à l’esprit parce que je ne le retrouvais plus.]

Dans l’enseignement de la non-dualité, on expérimente le fait que « je ne suis pas ce que je crois être : le corps, les pensées, les croyances, les conditionnements, l’identité. Je suis « ce qui est », ce dans quoi tout ça se manifeste. ».

Alors c’est un non-sens pour moi de vouloir à tout prix « exprimer que je suis », exprimer mon identité, exprimer mes opinions. Et c’est un non-sens de me sentir en prison parce que je suis limitée par les possibilités de mon corps et de mon mental, et par des situations extérieures.
Mon identité n’existe pas, il n’y a rien à exprimer.
Mon corps et mon mental n’existent pas, il n’y a pas de limitation.
L’extérieur n’existe pas, il n’y a que « ce qui est ».
Continuez la lecture


Holding space – tenir l’espace

« Holding space » est une expression difficile à traduire : « tenir/maintenir l’espace » sonne assez étrangement en français.
Et puis, de quel espace parle-t’on ? L’espace est, il n’a pas besoin d’être tenu.
C’est une métaphore qui décrit quelque chose que nous faisons probablement tou-te-s à un moment ou un autre, sans même y penser.

C’est ce moment où nous sommes totalement présent à l’autre et où « nous » disparaissons.

Nous accueillons l’expérience de l’autre sans aucunes pensées, jugements ou envie de changer quelque chose. Ou du moins, où nous sommes capable de laisser tout cela de côté, se dissoudre, simplement parce que nous n’y portons pas d’importance.
Continuez la lecture


« L’amour en minuscule » de Francesc Miralles

couverture du livreJ’avais adoré le premier livre co-écrit par lui que j’ai lu – « Le plus bel endroit du monde est ici » – alors je n’ai pas réfléchi en prenant celui-là.

Samuel de Juan est un solitaire qui compte les minutes qui lui restent à vivre le soir en s’endormant. Jusqu’au jour où un chat s’invite dans son appartement et dans sa vie, ce qui va perturber ses habitudes et l’amener à rencontrer de nouvelles personnes qui vont chacune lui faire découvrir de nouvelles facettes de la vie et de lui-même.

On retrouve le côté philosophique et les rencontres du premier livre, avec moins de côté onirique. Cette fois, les personnages sont « bien réels » mais tout aussi bousculant – et ne boivent pas autant de chocolat chauds.
Ils nous amènent à prendre conscience que chaque événement a une cause et une conséquence, à regarder la face cachée de la lune et à nous questionner sur la réalité de la vie.

Le lire après un séminaire sur l’éveil était intéressant, il y a plusieurs passages qui m’ont fait penser aux questionnements sur « qui suis-je réellement et qu’est ce que la vie? ».

Ma seule critique serait la manière dont est présentée/amenée la relation amoureuse, mais elle sert aussi de support à de belles prises de conscience du personnage principal sur la manière dont la vie s’écoule et comment nous influençons sa direction… ou non.

(Une fois encore, j’aime la couverture!)


Retour de séminaire

Il est difficile de parler de cette expérience.
Les mots perdent leur sens.

Disons simplement que le séminaire s’est bien passé – une seule crise de larme le premier jour, des belles rencontres, un lieu magnifique, des enseignements et pratiques enrichissantes.

Et au retour, un besoin d’intériorisation et de continuer les pratiques.

Et rien de ce qui est écrit ne fait sens à la lumière de ce séminaire.

Si le processus d’éveil vous intrigue, je vous renvoie vers le site de Ken et Brigitte – The One Process – qui guidaient ce séminaire.
Ce ne sont pas les seuls enseignants, ce sont simplement ceux que je connais.

Love


Avant

Je viens d’arriver au lieu du séminaire que je vais suivre pendant une semaine et je voulais faire un article avant.

Je ne sais plus depuis quand je n’ai pas posté de nouvelles de mon état et de mes avancées.

J’ai eu des hauts et des bas, des moments de panique magistraux, des pertes de contact avec la réalité, des crises violentes, et des moments vraiment très beaux partagés avec des proches ou vécus seule.
J’ai commencé un traitement pour équilibrer mon humeur (lamictal) mais comme il n’est pas compatible avec le millepertuis, j’ai dû l’arrêter – et je me suis aperçue que finalement, le millepertuis avec au moins un léger effet. Cette semaine a été dure pour moi et mes proches – en fait, ce dernier mois.
Il y a eu beaucoup de mouvement au niveau de ma relation avec ma mère, ça a été violent et ça s’apaise.
Il y a eu des prises de conscience et des compréhensions.
Il y a eu ces larmes dans le Sacré Cœur en écoutant « God Yu Tekem Laef Blong Mi » de Gavin Greenway.
Il y a les milliers de câlins avec Luna, ma chatte.
Il y a eu les trains, les ami-e-s, la famille, le froid et la chaleur.

Je suis ici pour avancer sur le chemin de l’éveil – quand on sort de l’identification au « moi » (corps + personnalité + pensées) et qu’on perçoit à partir du Soi (la conscience, le tout…).
Quand je suis en crise, je suis incapable de revenir à cet état. Je ne ressens plus que cette souffrance énorme dont je ne connais pas la source.
Quand je vais bien, je ne comprends même pas comment je peux me retrouver dans un état aussi violent.

Peut-être que le séminaire m’aidera à trouver l’apaisement, peut-être pas. Je n’ai pas d’attente, j’essaie de ne pas en avoir en tout cas. Je reste ouverte à ce qui se passera ou ne se passera pas – j’essaie, en tout cas!


J’ai besoin d’écrire

J’ai eu besoin de poser ces sentiments d’illégitimité et d’incapacité à écrire ici. Je me suis demandé pourquoi je l’avais publié : est-ce que je voulais de l’attention ? Qu’on me rassure ? Je n’ai pas l’impression, mais je peux me tromper.
Toutes les réactions que j’ai eu ici, sur twitter, en privé m’ont fait réfléchir et je vous en remercie.

Surtout, ce dont je me suis aperçue, c’est que je ne sais pas m’empêcher d’écrire. Quand j’arrête, c’est que je vais mal – vraiment mal, comme cet hiver. Sinon, les mots s’imposent à moi. Je ne peux pas les taire.

Depuis cet article paru il y a deux jours j’ai écrit un fil twitter et un article et j’ai eu l’envie d’en écrire un deuxième. Plus j’essaie de me taire, plus j’ai envie de dire.

Alors, oui, je ne suis pas obligée de publier mes textes. Mais une fois qu’ils sont écrits, pourquoi les laisser s’éteindre dans l’ombre ? Peut-être qu’ils pourront apporter quelque chose à quelqu’un, ne serait-ce qu’une distraction momentanée.

Alors voilà, je vais continuer à expliquer plusieurs fois par article que je ne parle que de ma compréhension et de mon ressenti, sauf quand je parle de sources extérieures – qui ne sont peut-être pas non plus des vérités générales – et je vais continuer à réfléchir à comment être le plus respectueuxse des autres, le plus inclusif possible dans mes formes d’écritures.

Et si vous avez des pistes d’amélioration, des critiques, des suggestions, n’hésitez pas – essayez juste de ne pas me mordre s’il vous plaît.


Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme 2016

Cette année, un compte twitter existe pour donner la parole aux autistes – @RadioAutiste.

Je vais probablement participer en présentant une approche éducative créée par un autiste et dyslexique, Ronald Davies. En France elle n’est utilisée que pour la dyslexie pour l’instant. Un ami autiste m’en dit le plus grand bien.
[Méthode Ron Davies en français – dyslexie]
[Méthode Ron Davies en anglais – autisme]

Ensuite, j’envisage très sérieusement un break du milieu autiste et militant en général voire de twitter.
Continuez la lecture


(R)Éveil

Il y a quelques jours, j’ai publié sur instagram une photo d’un texte manuscrit que j’avais écrit.

« Je rêve de silence et de paix. Parfois j’ai envie de lâcher, de ne plus chercher à nager et juste laisser le silence et l’oubli m’engloutir. Ne plus penser. Ne plus ressentir. Ne plus être « défini ». Ne plus faire. Ne plus souffrir.
Juste le silence et la paix. »

Un ami m’a rappelé en commentaire « Le silence, la paix, c’est ce que nous sommes. »
Continuez la lecture


À la rencontre de… Ambre

Jeune femme à la tasse de thé, aquarelle

Jeune femme à la tasse de thé, aquarelle

Ambre est une féelfe, poétique, fragile et forte à la fois, sensible, créative.
Femme, maman, écrivaine, photographe, dessinatrice, avec un corps qui s’exprime un peu trop violemment parfois (souvent).
Pour la découvrir et se laisser transporté-e dans son univers magique, c’est par ici : Il suffit d’un mot.

Merci jolie fée d’avoir accepter de répondre à mes questions.
J’aimerais savoir ce que tu mets dans ces mots, ce qu’ils t’inspirent :
Continuez la lecture


Je suis partie en Écosse [2eme partie]

Si vous avez raté la première partie, elle est ici « Je suis partie en Écosse [1ère partie]« 

Habituellement, quand je suis quelque part où je ne connais personne, le moment des repas est très stressant pour moi. Je ne sais pas où me mettre, je me demande ce que les gens pensent… Là, non, dès le petit-déjeuner, j’ai juste demandé si je pouvais me mettre à une place ou une autre et voilà. A midi, un des responsables m’a proposé de manger avec lui et d’autres. On a un peu parlé de moi, et de l’autisme, et quand la plupart des gens sont partis, un autre homme a rejoint la conversation.

Paul est aussi sur le spectre autistique. Échanger avec moi a été magique pour lui car je comprenais vraiment ce qu’il vit et ressent, même si nous n’avons pas la même expérience de l’autisme. Il m’a parlé d’une technique sur laquelle je veux me renseigner qui aide les personnes autistes à comprendre le sens des mots et concepts à travers une modélisation en argile – par exemple « changement » ou « temps ». Nous avons beaucoup échangés aux repas suivants et sur le trajet vers mon lieu de séminaire le samedi matin.
Continuez la lecture