Holding space – tenir l’espace

« Holding space » est une expression difficile à traduire : « tenir/maintenir l’espace » sonne assez étrangement en français.
Et puis, de quel espace parle-t’on ? L’espace est, il n’a pas besoin d’être tenu.
C’est une métaphore qui décrit quelque chose que nous faisons probablement tou-te-s à un moment ou un autre, sans même y penser.

C’est ce moment où nous sommes totalement présent à l’autre et où « nous » disparaissons.

Nous accueillons l’expérience de l’autre sans aucunes pensées, jugements ou envie de changer quelque chose. Ou du moins, où nous sommes capable de laisser tout cela de côté, se dissoudre, simplement parce que nous n’y portons pas d’importance.
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Retour de séminaire

Il est difficile de parler de cette expérience.
Les mots perdent leur sens.

Disons simplement que le séminaire s’est bien passé – une seule crise de larme le premier jour, des belles rencontres, un lieu magnifique, des enseignements et pratiques enrichissantes.

Et au retour, un besoin d’intériorisation et de continuer les pratiques.

Et rien de ce qui est écrit ne fait sens à la lumière de ce séminaire.

Si le processus d’éveil vous intrigue, je vous renvoie vers le site de Ken et Brigitte – The One Process – qui guidaient ce séminaire.
Ce ne sont pas les seuls enseignants, ce sont simplement ceux que je connais.

Love


J’ai fait taire la voix du consentement

(Parfois j’écris et j’oublie de poster. Il a été écrit mi juin)

Grâce à twitter et au féminisme inclusif, je prends conscience de beaucoup de mes conditionnements. Le thème du consentement revient souvent, principalement dans les relations sexuelles/amoureuses.
Récemment, c’était en lisant le compte Mère Féministe qui parlait de l’éducation au consentement pour les enfants – consentement à être touché-e, consentement de l’autre à être touché-e.
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Printemps et envies

C’est le printemps – depuis un petit moment, surtout si on suit le calendrier néo-celte/néo-païen qui situe son début début février – et les envies reviennent.

En fait, pour l’instant, c’est surtout l’envie d’avoir envie.
Envie de faire, de créer, de me lever le matin.
Envie d’être motivé-e.

Et puis il y a aussi l’autre côté de la pièce, la culpabilité de ne pas faire/créer/avoir des projets…*
Cet hiver, l’angoisse et la déprime ont grillé mes réserves de motivation et de créativité.

Hier j’ai quand-même réussi à conduire seule pour aller faire les courses.
Angoisse et déprime ne m’ont pas tout grillé on dirait.

*Et cette culpabilité qui s’agite quand je m’imagine dans des situations dans lesquelles on pourrait me demander ce que je fais.
Parce que répondre « enlever des tiques aux chats (je suis un parent-chat de compétition 😉 ) et lire twitter pour éviter l’angoisse » c’est pas vraiment ce que j’aimerais répondre.
J’aimerais pouvoir répondre avec le sourire et des étoiles dans les yeux (j’exagère à peine) que je suis sur un nouveau projet qui me tient à cœur et me motive.

Il ne me reste plus qu’à retrouver ma créativité – je me demande bien où elle est partie hiberner – et me créer un nouveau projet.


Absence

Comme je le disais dans mon dernier message, je me suis recentrée sur moi-même.
J’ai traversé une période difficile dont je sors doucement, avec l’aide de personnes merveilleuses, de techniques dont je vous parlerais peut-être et d’un appui léger de la science.

Ce n’est pas la seule raison qui explique mon absence ici.
J’ai de nouveau, depuis quelques jours, des idées d’articles qui me viennent. Et à chaque fois, je peux anticiper les incompréhensions ou désaccords qu’il pourrait y avoir. Alors, par simplicité, je n’écris plus.
C’est le même processus qui fait que je me limite beaucoup sur les réseaux sociaux – en particulier twitter.
N’ayant nullement envie d’être agressée, alors que je fais – il me semble – toujours bien attention à expliquer que je ne parle que pour et de moi, et que je n’ai pas la science infuse, je préfère me taire, ne pas partager mes réflexions et mes questionnements, ni mes prises de conscience.

Bien qu’écrire soit une activité qui me tient à cœur, je ne sais pas encore si je renouvellerais le nom de domaine du site, qui arrive à échéance en avril.
Le silence est tellement plus simple, en fait.

[Je publierais néanmoins ma critique du livre de Diariatou Kebe « Maman noire et invisible », que j’ai adorée. Peut-être que je pourrais me contenter de parler parfois de lectures que j’ai aimé… on verra.]


Nouvelle année

Je vous souhaite une bonne nouvelle année. Je vais éviter les vœux traditionnels et vous souhaiter le meilleur pour vous – seul-e vous-même savez au fond de vous ce que c’est, et ça peut évoluer chaque jour, à chaque instant.

Je ne suis pas venue depuis longtemps. J’avais une liste de nouveaux projets, dont un que je voulais partager avec vous et lancer en janvier, mais la vie en a décidé autrement. J’ai traversé – je traverse – une période difficile intérieurement et j’ai dû me recentrer sur moi-même – voire me replier, même.
Je commence donc l’année en hibernation et en gestation de ma propre transformation.
Je prends le temps dont j’ai besoin avant de revenir partager avec vous.

Je vous envoie plein d’Amour.


Un joli challenge de la Fabrique à Bonheurs

Je ne sais plus comment j’ai découvert la Fabrique à Bonheurs. Sûrement parce que j’ai vu sur l’un des réseaux sociaux une de leurs citations. Je les trouve très inspirantes.

La Fabrique à Bonheurs propose des formations et du soutien pour enfants et adultes pour les accompagner vers plus d’épanouissement et de réussite.

Quand j’ai vu passer l’annonce de leur challenge, avec un jour de retard – merci Facebook, j’ai oublié de le faire ce soir-là.
J’ai commencé avec deux jours de retard, mais je le fait quand-même.
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Mon utérus ne vous regarde pas

Je sais que je vais changer de thème aujourd’hui, ce sera plus féministe que spirituel, mais ça vous intéressera peut-être.
J’aime bien partagé mes prises de conscience.

J’ai un peu de ventre en ce moment, et j’ai l’habitude de me tenir avec ma main ou mon bras sur mon ventre parce que c’est réconfortant pour moi.

Une voisine, que je vois rarement, m’a demandé – par gestes, mais j’ai compris – si j’étais enceinte. Je ne le suis pas. Je vais même avoir mes règles, si vous voulez savoir, d’où le ventre gonflé et sensible.

Alors, oui, je pourrais me tenir autrement, rentrer mon ventre, trouver un moyen de faire qu’il soit moins gonflé etc.

Mais aussi, pourrait-on arrêter de rentre public cette partie du corps ?
Imaginons que j’essaye d’avoir un enfant mais que je n’y arrive pas, ou que je veuille avorter, ou … cette question aurait pu être très douloureuse. (ma prise de conscience)

Si moi, l’autiste, j’ai compris ses gestes c’est que ce n’est pas la première fois qu’on me fait cette demande et aussi que je le vois faire ailleurs, à la TV ou en vrai.
Mais de quel droit ?
Nous voyons toujours la grossesse des autres comme une occasion de se réjouir, mais nous ne réalisons pas que c’est aussi un bouleversement qui n’est pas toujours le bienvenue, qui peut être source de souffrance…

Toutes les personnes qui ont un utérus ne comptent pas avoir d’enfants, les personnes qui le souhaitent ne peuvent pas toujours en avoir etc.

Pourrions-nous arrêter de considérer cette partie anatomique comme publique ?

J’ai le droit de me tenir « comme une femme enceinte » sans l’être et sans qu’on ne me pose de questions.
C’est mon corps.

[édit] Après avoir parlé de cet article à mon compagnon, je souhaite rajouter ceci: ce dont je parle n’est qu’une manifestation de l’habitude que nous avons, en tant que société, à considérer le corps des personnes ayant un utérus comme « domaine public ». Deux expressions: « grossesse » et « saison estivale » – deux moments où tout le monde décide de commenter, conseiller, juger, toucher, siffler, critiquer, questionner… notre corps.
Et autre chose: « dans ce cas, on ne peut plus rien demander, on ne peut même plus dire « ça va? » sans risquer de blesser ».
Est-ce que vous demandez en conscience? Est-ce que vous demandez par intérêt pour l’autre? est-ce que vous êtes prêt-e à entendre « non »?
Si oui, continuez. Si non, demandez-vous pourquoi vous posez une question dont vous n’avez que faire de la réponse.


Amour et attachement émotionnel

Osho en parle, Michael Roads en parle, et bien d’autres enseignant-e-s spirituel-le-s…
L’attachement n’est pas l’amour, et ce qui fait mal quand on aime est de l’attachement.

L’attachement c’est le besoin de l’autre et le besoin d’exister pour l’autre.
C’est la peur de perdre l’autre – qui n’est pourtant pas à nous.
C’est la peur de ne pas être suffisamment intéressant-e et important-e pour que l’autre reste dans la relation – quelle que soit cette relation.

Le seul moyen que je connaisse pour se libérer de ces peurs, c’est de choisir l’Amour.
L’Amour inconditionnel pour moi, d’abord, pour me nourrir et combler mes besoins. Parce que si je ne suis plus un puits sans fond, alors je ne suis plus dans l’attente que l’autre comble ce vide.
L’Amour inconditionnel pour l’autre, ensuite, pour lui laisser sa liberté

Et faire Confiance inconditionnellement à la Vie et à moi-même : quoi qu’il se passe est juste à cet instant et je suis capable de faire face.

Nous ne sommes jamais seul-e-s, nous sommes avec nous-même.
Nous ne manquons jamais d’Amour quand nous nous aimons nous-même.

Quand nous arrivons à intégrer réellement cela en nous – c’est à dire que ce ne soit pas juste une idée que nous comprenons mais que nous le ressentons vraiment – alors nous ne sommes plus dans le besoin.

Alors nous sommes libres.

D’autres lectures:
J’ai compilé quelques songeries de Michael Roads sur le sujet: Amour et attachement émotionnel – Songeries de Michaël Roads – Pour retrouver toutes ses songeries, c’est sur Michael Roads en français
Et voici un texte d’Osho: Texte d’Osho sur l’attachement et la relation amoureuse trouvé sur Osho – page Facebook francophone


Dévotion

Dévotion (Larousse): Littéraire. Attachement quasi religieux à quelque chose ou quelqu’un ; vénération.

Cette amie que vous trouvez absolument géniale et tellement douée et que vous vénérez presque sans l’avouer ? C’est le divin en elle que vous vénérez.

Cet homme qui vous voit comme la 8e merveille du monde et n’existe que pour vous ? C’est le divin en vous qu’il vénère.

Cet enseignant spirituel que vous suivez au bout du monde? C’est le divin en lui qui vous vénérez.

La nature majestueuse devant laquelle vous vous inclinez ? C’est le divin que vous vénérez.

Et divin, vous l’êtes aussi.

Vénérez le divin à travers chaque chose, chaque être, chaque fleur…

Ne le prenez pas pour vous personnellement, ne vous attachez pas à la personne ou aux mots.
Voyez au-delà, voyez ce que cela vous montre de vous, voyez ce que cela vous montre de la vie.

Vous êtes le divin aussi.