Les animaux et nous – histoires d’âmes

Quand j’ai lu cette note (en français, malgré le titre anglais) de Timtimsia, illustratrice Suisse de talent et amoureuse des animaux (il y a dans cette paraphrase 3 raisons pour moi de l’aimer 😉 ) j’ai pensé qu’elle ne voyait pas tout le puzzle mais seulement une partie.
Quand je lui ai mentionné les accords d’âmes, cela l’a intriguée et, comme twitter ou un commentaire de blog sont un peu limitants pour moi, j’ai décidé d’en faire un article.

Oui, les hommes – subconscients (= qui vivent de manière « sous-consciente », généralement appelée « inconsciente » en français) – maltraitent les animaux.
Oui, les animaux souffrent physiquement et émotionnellement de cela.
Maintenant que ces deux affirmations sont posées, allons regarder du côté des âmes, si vous voulez.
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Activiste

« Souvent, l’activisme est basé sur ce contre quoi nous sommes, ce que nous n’aimons pas, ce que nous ne voulons pas. Et pourtant nous manifestons (NDT : dans le sens « attirons ») ce sur quoi nous nous focalisons. Et donc nous manifestons (« attirons ») ce que nous ne voulons pas, ce que nous n’aimons pas, ce que nous voulons changer. Alors, pour moi, l’activisme est à propos d’une pratique spirituelle comme façon de vivre »
Julia Butterfly Hill, activiste ayant sauvé de l’industrie du bois une zone de forêt. (DVD « The Taoist and the Activist » – Benjamin Tong)

Trop souvent l’activisme est une tentative de forcer le monde à évoluer au rythme que nous avons choisi pour lui.
Cela ne marche pas.
Chaque être sur cette planète a sa propre évolution à vivre, a son rythme.

Personne ne peut forcer personne à évoluer plus vite.

Je partage mon évolution parce que je sais, pour l’avoir vécu avec d’autres, que mon témoignage peut inspirer, éclairer, encourager …
Je n’ai pas la prétention de penser que je peux faire évoluer l’autre.
Je ne peux que l’aimer inconditionnellement – et du coup l’accepter tout aussi inconditionnellement – pendant qu’il fait son propre chemin d’évolution.


Jugements, critiques, comparaisons

« Jugements + critiques + comparaisons = attaques envers et de soi-même »

Tous les jugements et les critiques émis, qu’ils soient envers les autres ou envers moi-même, sont des attaques envers moi-même.

En effet, je suis celle qui ressent et subit physiquement mes émotions.

(Nos pensées vont aussi nourrir le grand « regroupement » (égrégore) de pensées de l’humanité, et pareil pour nos émotions, car nous ne sommes pas séparés. Ceci sera le sujet d’un prochain article!)

Les comparaisons fonctionnent selon deux schémas :
dans le premier, la comparaison amène une critique ou un jugement,
« Il fait différemment, il est nul/je suis nul.le » ;
dans le deuxième, la comparaison amène une prise de conscience et une remise en question,
« Tiens, et si sa technique marchait mieux ? » « Et si ce qu’il dit pouvait m’aider à évoluer ? »
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Je suis autiste

Cela affecte mes capacités à gérer les relations humaines.
Ça ne se voit pas, c’est vrai, car je suis douée pour créer des relations ou avoir des moments de connections profondes avec les êtres.
Cependant, je ne suis pas douée pour maintenir les relations, penser à prendre des nouvelles, parler de thèmes « de tous les jours ».
En particulier, les thèmes du travail et des enfants me sont inconnus car ils ne font pas partie de mon expérience, et je me sens très vite dépassée par ces conversations.
Par contre, si vous voulez parler de développement personnel et de spiritualité, je suis votre humain !

Je sais que ce que je viens d’écrire peut amener des pensées de type « elle peut faire des efforts ».
Je voudrais rappeler que « jugements + critiques + comparaisons = attaques envers et de soi-même ». Ce n’est pas moi que vous critiquez ou jugez, c’est vous-même.

Ce que vous voyez en moi est un miroir de ce que vous avez en vous.

J’ai fait le choix d’apprendre à apprécier mes capacités, à aimer sans condition l’être merveilleux que je suis et à apprivoiser mes spécificités.

Je n’ai aucun problème, aujourd’hui, avec mon incapacité à avoir des relations sociales classiques.
Ma solitude m’apporte énormément.
J’aime aussi partager et échanger, mais je ne sais pas faire le premier pas et, visiblement, je ne suis pas en train de l’apprendre. Peut-être que cela ne fait pas partie de mon programme d’apprentissage dans cette vie, et cela me va.
Tout me va.

Cependant, si vous ressentez l’envie ou le besoin de me parler et d’échanger avec moi, n’hésitez pas.


Processus d’évolution

J’ai choisit, en tant qu’être spirituel, l’autisme comme zone d’inconfort et une famille présente comme zone de confort.
C’est la zone d’équilibre entre les deux qui permet mon évolution.

L’évolution est une danse constante entre chaos et ordre, inconfort motivant et confort réconfortant.

Quand le confort devient trop grand, la vie – l’univers n’hésite pas à augmenter l’inconfort, parfois d’une manière vécue comme violente, pour nous rappeler que nous sommes ici pour évoluer, à notre rythme certes, mais pas stagner.

Certaines situations peuvent être vécues comme motivantes pour certains et trop violentes – amenant un « abandon » – pour d’autres.
Là encore, rien ne sert de se comparer aux autres.


L’attachement au passé

Récemment, je suis partie 5 jours en Grande-Bretagne, à Chester plus précisément, où j’ai fait mes études universitaires.

Je n’ai jamais fini ma licence, l’accumulation de stress ayant été trop importante. Je suis rentrée en milieu d’année. C’est après cela que j’ai commencé un suivi psychiatrique puis que j’ai eu un premier diagnostic tendant vers l’autisme.

Quand je suis partie, j’étais sure que j’allais revenir finir ma licence. J’allais me remettre sur pied, me soigner, et revenir.
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Sur le jugement – article à deux voix

Je suis partie 5 jours en Grande-Bretagne – après 9 ans d’absence, ça a été magique et émotionnel, je vous en parlerais.
Ma mère est donc venue s’occuper de notre tribu de boules de poils et de piquants – un adorable hérisson s’est installé dans le jardin.
Elle et moi avons un accord sur ce qu’elle fait à la maison, ce dont elle parle dans sa note n’est donc pas de l’ingérence!
Cette note m’a amené aussi à réfléchir, c’est pourquoi cet article est à deux voix: je partage ma réflexion-prise de conscience à la suite de sa note.
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Séminaire intensif avec Michael Roads

J’ai participé au séminaire de Michael Roads en Haute-Savoie du 27 mai au 2 juin. Au moment où j’écris ces lignes, je ne suis rentrée que depuis 3 jours mais je veux écrire tant que tout est frais dans ma tête.

Michael Roads est un homme dangereux.
C’est lui même qui le dit et je suis d’accord avec lui.
Il est aimant et aimable, amical, aime plaisanter, mais il est dangereux.
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[Guest] Les barrages à l’intérieur de nous

De retour d’un séjour suivit d’un séminaire intensif de 5 jours avec Michael Roads, auteur et enseignant spirituel, ma mère Martine a eu une compréhension qu’elle a eu envie de partager.

Ce matin, en balayant ma terrasse après une absence de 15 jours, je me faisais la réflexion que chaque fois qu’il y avait un obstacle je trouvais amassés des poussières, des feuilles et autres débris charriés par notre cher vent Cers.
J’ai pensé que ce vent était comme notre énergie. Là où il ne peut plus passer il dépose ce qui l’encombre.
Facile à transposer dans notre réalité !

Tout est Conscience et Énergie. L’Énergie est neutre et sa spécificité est de circuler.

En nous, autour de nous tout est Conscience et Énergie en mouvement. Rien ne peut l’arrêter. Pourtant nos pensées, en créant des émotions, auxquelles nous ne sommes pas toujours attentifs peuvent la ralentir, comme les nuages le font avec le vent.
Nos pensées créent, nos émotions suivent nos pensées. Si nous sommes conscients de ces pensées en train de créer ces ou cette émotion (souvent c’est l’émotion qui nous permet de remonter jusqu’à la pensée) nous pouvons la laisser passer et la circulation est libre, le mouvement de la vie fluide.

Si nous pensons, agissons, réagissons à partir de notre subconscient nous créons des barrages (comme les arbres morts dans la rivière) et toutes les « cochonneries » que nous allons penser, inventer, subir… vont produire un barrage qui empêchera l’Énergie de Vie de circuler librement.

En 1999* nous avons pu voir de nos yeux comment les rivières non ou mal nettoyées débordaient…
Dommage que nous n’ayons pas la même vision de ces barrages à l’intérieur de nous qui produisent des dommages aussi énormes qu’une rivière qui quitte son lit !

*Le sud-ouest a connut de fortes pluies et de grandes inondations.