« Quand la gratitude fait du mal » par Danielle Laporte

Je suis en plein travail sur le site mais, en attendant, voici une traduction qui vaut la peine d’être lue – et je ne dis pas ça parce que c’est moi qui l’ai faite ! 😉
Cet article est une traduction de l’article « When gratitude is harmful. » de Danielle LaPorte. [traduction initialement publiée sur mon blog « JoiAmour »]

♥♥♥

Démenti : Je crois intensément dans le pouvoir de la Gratitude (notez le G majuscule). Si je devais avoir une religion (ça n’arrivera jamais, mais si c’était le cas), ce serait la Gratitude. Pratiquez la gratitude – pratiquez-la vraiment- et cela vous élèvera du désespoir au bonheur qui nourrit la vie.

La gratitude vibre très proche de la fréquence des miracles.

Mais contrairement à beaucoup de théories new age, la gratitude n’est pas toujours la meilleure réponse immédiate à ce que la vie vous « balance ».

Aussi éclairé que cela puisse sembler, « trouver le cadeau dans la douleur » n’est pas la priorité au moment où vous ressentez de la douleur. Notre souffrance ne veut pas être niée ou évitée, ou survolée avec reconnaissance. Elle veut notre attention. Quand nous peignons notre douleur avec de la gratitude prématurée ou non réfléchie, nous retardons en réalité notre guérison. Nous refusons une part critique de notre expérience – la souffrance en elle-même- dans laquelle il y a beaucoup de pouvoir et de possibilités.

Avez vous de la gratitude quand vous vous êtes fait avoir ? Ou qu’il/elle vous a trompé ? Que vous avez raté votre avion, que l’on vous a manqué de respect ou négligé, ou humilié, qu’on a volé votre vélo, que vous avez développé une tumeur, perdu l’amour, qu’on vous a fait du mal, que vous avez raté le test ?

Attendez, ne répondez pas encore. « 1-800-New-Age-Justified-Feedback » (NDT: « les justifications new age ») ont appelé et ils ont dit qu’une affirmation de gratitude allait tout arranger. Que tout arrive pour une raison, que la colère est une émotion toxique, que tout va bien dans l’univers. (Toutes ces choses sont vraies, en fait, mais seulement une partie de la vérité.)

Quand tout ne va pas bien dans votre partie de l’univers, – où la blessure est arrivée… Ne rendez pas la douleur jolie avec la théorie de la gratitude ; ayez mal, soyez agacé, soyez furieux, soyez faible. Soyez là ou c’est moche et inconfortable – sans y ajouter d’édulcorant. Épargnez-vous les explications de karma, les connections à la famille d’origine, les bêtises style « tout va bien ».

Vous êtes avec moi ? Là ou ça fait mal ? Super. Vous avez peut être besoin de n’y être que trois secondes. Ou un après-midi. (Trop de temps va le transformer en poison, mais vous déciderez pour vous-même quand vous en avez fini avec la souffrance. Je prie pour que ce soit aussi court que possible)

Et puis…

Une fois que vous avez respecté la douleur et récapitulé les leçons, alors vient la gratitude.

Dans un battement de cœur. Pour tout ce que vous avez appris, pour le fait que le mystère vous amène dans un état d’être plus élevé, pour la distance que vous avez parcourue, pour tout ce pour quoi vous pouvez avoir de la gratitude.

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