Je suis partie en Écosse [2eme partie]

Si vous avez raté la première partie, elle est ici « Je suis partie en Écosse [1ère partie]« 

Habituellement, quand je suis quelque part où je ne connais personne, le moment des repas est très stressant pour moi. Je ne sais pas où me mettre, je me demande ce que les gens pensent… Là, non, dès le petit-déjeuner, j’ai juste demandé si je pouvais me mettre à une place ou une autre et voilà. A midi, un des responsables m’a proposé de manger avec lui et d’autres. On a un peu parlé de moi, et de l’autisme, et quand la plupart des gens sont partis, un autre homme a rejoint la conversation.

Paul est aussi sur le spectre autistique. Échanger avec moi a été magique pour lui car je comprenais vraiment ce qu’il vit et ressent, même si nous n’avons pas la même expérience de l’autisme. Il m’a parlé d’une technique sur laquelle je veux me renseigner qui aide les personnes autistes à comprendre le sens des mots et concepts à travers une modélisation en argile – par exemple « changement » ou « temps ». Nous avons beaucoup échangés aux repas suivants et sur le trajet vers mon lieu de séminaire le samedi matin.
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Je suis partie en Écosse [1ere partie]

Backpackers unite!

Backpackers unite!

Cela faisait un moment que je voulais aller à Findhorn. Je comptais faire une semaine d’expérience mais, à ce moment-là, je ne me sentais pas capable de passer une semaine complète avec un groupe.
Du coup, j’ai regardé les séminaires qu’ils proposaient qui étaient plus courts. L’un d’eux a attiré mon attention : « Exploring reality – Living reality » – « Explorer la réalité – vivre la réalité ».
Ni le titre ni la description ne me disait vraiment de quoi il s’agissait mais l’idée me plaisait alors je me suis inscrite.
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À la rencontre de… Elvire

Elvire SépiaElvire n’est pas que la maman du petit prince.
Elle est une femme courageuse, qui avance pour elle et sa famille. Elle mets ses ressources et son talent au service des familles d’enfants autistes, mais elle ose aussi dire sa réalité, le tout avec une grande sensibilité.
Vous pouvez la lire ici : Le petit prince a dit.

Merci Elvire d’avoir accepter de répondre à mes questions.
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À la rencontre de… Béatrice

Chevaux de Prezwalski sur le Causse Méjean

Chevaux de Prezwalski sur le Causse Méjean

Béatrice, alias Mme Déjanté, est une femme formidable. Elle fait partie de mes « wonder-women » d’ailleurs.
Je sais qu’elle ne se voit pas comme ça, mais c’est justement de voir ses « faiblesses » qui, pour moi, met encore plus en lumière sa force.
Béatrice est une femme, une amoureuse, une maman de « famille nombreuse », la marraine et créatrice des Vendredis Intellos – « Avec ou sans mômes, tu n’as pas perdue tes neurones », une grande sensible qui mène une vie bien remplie. Une femme qui apprivoise sa sensibilité et qui apporte la bienveillance aux personnes proches d’elle.

Merci Béatrice  de nous  dévoiler un peu ta vision de la vie et du monde.
J’aimerais savoir ce que ces mots représentent et veulent dire, pour toi :
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Nouvelle série – « À la rencontre de… »

Je suis entourée de personnes très chouette, courageuses, qui traversent l’adversité en s’accrochant… et qui sont des personnes comme on en croise tous les jours. Elles n’ont rien de spécial que d’être elles, que d’être vivantes, que d’avancer à leur rythme, en trébuchant parfois, en reculant, mais elles avancent. Elles n’écrivent pas de livres sur le sujet, elles ne le crient que sur twitter. Et elles sont source d’inspiration pour moi.

J’ai eu envie de partager leurs portraits, d’en savoir plus sur leur vision du monde et de la vie.
Je leur ai pour cela poser trois questions :
« Qu’est ce que la vie ? »
« Qu’est ce que l’amour ? »
« Qu’est ce que la force ? »

A travers leurs réponses touchantes, elles nous montrent la diversité de la vie, sa créativité, son arc en ciel de possibilités.
Je souhaite vous toucher, vous interroger, vous émouvoir, vous inspirer avec ces portraits.

Cette nouvelle série commence dans deux semaines, j’espère que vous serez là…

(La semaine prochaine, je démarre aussi une nouvelle rubrique… À suivre!)


Voyage au Sacré Cœur

Une amie m’avait suggérée de lire l’histoire de cette basilique quand j’ai dit que j’avais eu le coup de foudre.
C’est vrai que l’histoire de sa construction est particulière : construite après la révolution, elle a été déclarée d’utilité publique pour que l’Église puisse acquérir les terrains. Elle est construite, semble-t’il, « pour expier les crimes des communards ». Pas très laïc tout ça.

Ça fait trois fois que je viens à Paris depuis juillet, et trois fois que j’y vais.
La première fois, les sœurs chantaient et ça m’a bouleversée.
La seconde fois, j’ai pris le temps de m’y asseoir et j’ai senti mon cœur s’ouvrir.
La troisième fois, j’avais prit mon carnet et j’ai reçu un beau cadeau.
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Oser (m’)écrire

Régulièrement, quelqu’un me dit que ce serait bien si je racontais mon parcours, si je racontais l’autisme surtout.
Et j’essaye.
Je ne peux pas parler que de l’autisme parce que c’est aussi ce qui, pour moi, a favorisé mon intérêt – ma passion ? – pour la spiritualité au sens large et le développement personnel.
C’est d’être enfermé-e en moi, me sentir coupé-e du monde extérieur, qui m’a amené à regarder en moi, à chercher en moi un apaisement que je n’arrivais pas à trouver.
Ce sont les crises violentes et les émotions que je ne savais pas dire et qui débordaient qui m’ont amené sur ce chemin.
Ce sont les êtres de la nature que je percevais, aussi.

Mais j’ai tellement de mal.
Je sais synthétiser, raconter quelques points de ma vie, mais de loin, comme si je racontais en résumé la vie de quelqu’un d’autre.
J’ai peur de me noyer dans mes souvenirs douloureux, j’ai honte de ce que j’ai fait que je ne contrôlais pas – parce que c’était la souffrance qui me contrôlait, parce que j’avais abandonné le contrôle ; j’aimerais dire aux autres que tout s’arrange et que la souffrance s’arrête un jour.
Et elle s’arrête, c’est possible. Il n’y a que la douleur parfois, mais je ne m’y noie – presque – plus dedans.

Et puis ma mère m’a rappelé que lire la souffrance des autres nous aide aussi à supporter la notre, à la traverser.
Et que je ne peux pas raconter un bout du chemin sans raconter ce qui s’est passé avant, ce que j’ai traversé pour en arriver là.

Alors j’écris. Quelques pages, un résumé de ma vie, puis j’y reviens, encore.
Peut être qu’un jour il y aura plus de quelques pages décousues.
J’aimerais bien.
(Et j’y ajouterais les messages perchés de mon âme. Parce que c’est moi, aussi.)


Un sevrage tout en douceur

C’est article n’est que le témoignage de mon expérience. Si vous prenez un traitement, consultez votre médecin.

Je prenais de l’effexor depuis plus de 9 ans, et depuis plusieurs années à la dose minimale.
J’avais déjà essayé de l’arrêter, avec l’accord de mon médecin, mais la technique «un jour sur deux» était un peu violente pour moi – ou alors je n’étais pas prête.
J’avais lu sur internet que le sevrage de l’effexor pouvait être violent, et que les symptômes de manque duraient longtemps.
J’ai eu des symptômes de manque digne d’une personne prenant des drogues dures quand j’avais essayé de l’arrêter la première fois.
Cette fois-ci, ça s’est très bien passé.
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Pourquoi et comment cultiver le bonheur ?

Une question importante!

Le bonheur est déterminé par ~50% génétiques, ~10% circonstances de la vie, ~40% activités intentionnelles.

Nous avons donc cette marge de 40% sur laquelle nous pouvons influer.
Mais pourquoi cultiver le bonheur ?
Concrètement, quels sont les avantages à être heureux ?
– une vie plus longue et en meilleure santé
– des relations – amoureuses, familiales, amicale, de travail – qui vont mieux
– des communautés en meilleure santé – sur les plans physique, social, psychologique
– plus d’innovation au travail
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La gratitude pour nourrir son bonheur

Un thème simple mais important pour ce septième article…

La gratitude est : « Le sentiment de révérence pour les choses qui nous sont données. » (Emmons, 2007)

La gratitude comporte deux éléments :
1. l’affirmation du bon – bonnes choses, cadeaux, personnes, la vie est agréable (sans être parfaite)
2. les remerciements – nous reconnaissons que la source de ce bon vient de l’extérieur (autre personne, force divine, société…)

Plusieurs études montrent un lien entre un état d’esprit reconnaissant et le bonheur ainsi que le bien-être, mais pourquoi ?

Phil Watkins – un chercheur de l’université Eastern Washington – l’explique dans son livre (Gratitude and the good life, 2014) : la gratitude augmente le bonheur parce qu’elle augmente la fréquence et l’amplitude des moments positifs, des « bonnes » émotions.
Les personnes reconnaissantes savourent vraiment les expériences positives, remarquent plus facilement les événements positifs – même les petites choses quotidiennes.
De plus, les personnes avec cet état d’esprit prennent plus le temps de savourer les bons souvenirs, ce qui crée un système de pensées plus positif à son tour.

Hors, plus nous sommes heureux, mieux nous allons, plus vite nous nous remettons de traumatismes et de maladies, plus nous avons une vie riche…
De plus, être reconnaissants pour les petites bonnes choses du quotidien permet de ne pas s’habituer – la capacité d’habituation étant un frein au bonheur.

Comment cultiver cet état d’esprit? En prenant le temps de noter – à la fréquence qui nous convient – nos petits bonheurs, même les plus simples.

Mardi prochain nous verrons « Pourquoi et comment cultiver le bonheur ».