Holding space – tenir l’espace

« Holding space » est une expression difficile à traduire : « tenir/maintenir l’espace » sonne assez étrangement en français.
Et puis, de quel espace parle-t’on ? L’espace est, il n’a pas besoin d’être tenu.
C’est une métaphore qui décrit quelque chose que nous faisons probablement tou-te-s à un moment ou un autre, sans même y penser.

C’est ce moment où nous sommes totalement présent à l’autre et où « nous » disparaissons.

Nous accueillons l’expérience de l’autre sans aucunes pensées, jugements ou envie de changer quelque chose. Ou du moins, où nous sommes capable de laisser tout cela de côté, se dissoudre, simplement parce que nous n’y portons pas d’importance.
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J’ai fait taire la voix du consentement

(Parfois j’écris et j’oublie de poster. Il a été écrit mi juin)

Grâce à twitter et au féminisme inclusif, je prends conscience de beaucoup de mes conditionnements. Le thème du consentement revient souvent, principalement dans les relations sexuelles/amoureuses.
Récemment, c’était en lisant le compte Mère Féministe qui parlait de l’éducation au consentement pour les enfants – consentement à être touché-e, consentement de l’autre à être touché-e.
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J’ai besoin d’écrire

J’ai eu besoin de poser ces sentiments d’illégitimité et d’incapacité à écrire ici. Je me suis demandé pourquoi je l’avais publié : est-ce que je voulais de l’attention ? Qu’on me rassure ? Je n’ai pas l’impression, mais je peux me tromper.
Toutes les réactions que j’ai eu ici, sur twitter, en privé m’ont fait réfléchir et je vous en remercie.

Surtout, ce dont je me suis aperçue, c’est que je ne sais pas m’empêcher d’écrire. Quand j’arrête, c’est que je vais mal – vraiment mal, comme cet hiver. Sinon, les mots s’imposent à moi. Je ne peux pas les taire.

Depuis cet article paru il y a deux jours j’ai écrit un fil twitter et un article et j’ai eu l’envie d’en écrire un deuxième. Plus j’essaie de me taire, plus j’ai envie de dire.

Alors, oui, je ne suis pas obligée de publier mes textes. Mais une fois qu’ils sont écrits, pourquoi les laisser s’éteindre dans l’ombre ? Peut-être qu’ils pourront apporter quelque chose à quelqu’un, ne serait-ce qu’une distraction momentanée.

Alors voilà, je vais continuer à expliquer plusieurs fois par article que je ne parle que de ma compréhension et de mon ressenti, sauf quand je parle de sources extérieures – qui ne sont peut-être pas non plus des vérités générales – et je vais continuer à réfléchir à comment être le plus respectueuxse des autres, le plus inclusif possible dans mes formes d’écritures.

Et si vous avez des pistes d’amélioration, des critiques, des suggestions, n’hésitez pas – essayez juste de ne pas me mordre s’il vous plaît.


Méditer est un acte militant

Je lisais sur twitter tout ce qui se passe ces jours-ci autour des manifestations du premier mai et des rassemblements Nuit Debout.
Mon twitter militant parle beaucoup des violences policières et des problèmes de sexisme et agressions au sein du mouvement Nuit Debout.

Je suis triste de lire tout ça, comme je l’ai toujours été quand je lis ou j’entends parler de violences entre humains.
Je vois l’envie de changement et je me demandais pourquoi nous nous retrouvons toujours dans les mêmes schémas de fonctionnement, pourquoi nous reproduisons toujours les mêmes situations et cycles – tant au niveau personnel que sociétal.
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Non-binarité de genre et spiritualité

Je sais depuis au moins l’age de 10 ans que je ne suis pas – pas toujours et pas tout à fait – une fille.
J’ai pu commencer à mettre un nom dessus vers 25 ou 27 ans – genderqueer* d’abord, en anglais, puis « non binaire ». Je me définis comme ayant une identité de genre fluide (c’est à dire qui fluctue).
Je commence depuis peu à vraiment l’exprimer – ne plus me corriger quand j’écris ou je parle de moi au masculin, l’afficher dans ma bio sur les réseaux sociaux, porter un binder** et des vêtements « d’homme ».
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Nouvelle année

Je vous souhaite une bonne nouvelle année. Je vais éviter les vœux traditionnels et vous souhaiter le meilleur pour vous – seul-e vous-même savez au fond de vous ce que c’est, et ça peut évoluer chaque jour, à chaque instant.

Je ne suis pas venue depuis longtemps. J’avais une liste de nouveaux projets, dont un que je voulais partager avec vous et lancer en janvier, mais la vie en a décidé autrement. J’ai traversé – je traverse – une période difficile intérieurement et j’ai dû me recentrer sur moi-même – voire me replier, même.
Je commence donc l’année en hibernation et en gestation de ma propre transformation.
Je prends le temps dont j’ai besoin avant de revenir partager avec vous.

Je vous envoie plein d’Amour.


À la rencontre de… Carpediem, etc

Carpediem et moi, on a plein de choses en commun. Cette interview était très chouette – et on s’est laissées allées à discuter, du coup vous avez de quoi lire!
(C’est elle qui a rempli son mini-portrait)

Éplucheuse de smarties à temps partiel, petit poney power*, divorcée, 35 ans, mère alternée de 2 gnomes, sérivore, anglophone, écureuil, amoureuse de #F, adepte du chacun chez soi, hyperacousique, marmotte, bosse dans le web depuis 15 ans, ex-expat, passion gaufre nutella chantilly, cheveux rouges ou violets, passionnée, pleine de contradictions.
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Questionnements sur mon mode de vie

Hier soir, quelqu’un m’a dit m’admirer pour ma volonté et ma motivation à avoir une vie plus écologique.

Peut-être que je suis très exigeante envers moi-même, peut-être que je suis perfectionniste (et extrémiste?) mais je ne vois pas ce qu’il y a d’admirable dans mon mode de vie et, surtout, je trouve que je ne fais pas assez.
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À la rencontre de… C.

escarpins et pelucheJ’ai rencontré C. sur twitter.
Elle avait un mari, une fille, un blog, une vie classique de maman. Mais des fois, ça n’allait pas fort avec son mari, comme dans tous les couples me direz-vous. Et puis E., sa deuxième fille, est née – dans leur voiture, sur le parking de l’hôpital, une jolie histoire.
Et puis ça n’allait plus du tout… C. a voulu mourir, puis elle a choisit de vivre.
C se bat contre l’anorexie, contre les traumatisme de violences conjugales, contre les souvenirs gris et même noirs….
Et C. vit. C. souris même, et elle danse et elle est une chouette maman – avec ses hauts et ses bas comme toutes les mamans. C. écrit aussi – magnifiquement bien – la psychiatrie, sa renaissance et sa reconstruction sur son blog « Les pointillés ».
Mais surtout, C. vit. Et je l’admire pour ça.

Merci, C., d’avoir accepter de répondre à mes trois questions.
Je voudrais que tu me dise ce que ces mots représentent, pour toi :
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